Les escaliers Dalla Barba à la recherche de leur repreneur

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Depuis 1977, les Escaliers Dalla Barba sont devenus une véritable institution sur Nérac. Pour Jean-Luc, l’aîné, l’heure de la retraite va bientôt sonner. Elle viendra dans quelques années pour Michel, le cadet. La fratrie est à la recherche d’une personne pour reprendre l’entreprise familiale fondée par leur père. « Nous avons effectué une estimation des locaux, des machines, ainsi que du fond de commerce, confessent-ils. Notre intérêt est de vendre les parts sociales pour maintenir l’activité de l’entreprise. Nous sommes prêts à accompagner le repreneur durant un moment s’il le faut. » La question du maintien d’une expertise et d’un savoir-faire est en jeu. Avec le temps, les frères Dalla Barba ont investi dans de nombreuses machines pour un travail précis et avancé sur le bois afin de construire et poser des escaliers. Un tel fonctionnement pourrait faire des envieux comme il peut faire peur. A eux deux et avec leur salarié, Jean-Luc et Michel cumulent les qualités d’un ébéniste et d’un menuisier.

Une véritable image de marque

Avec le temps, l’entreprise s’est aussi développée dans des escaliers en fer qui s’inscrivent plus dans l’air de temps. « Cela représente désormais 50% de notre activité, complètent-ils. Il faut savoir que le bois nécessite de nombreuses machines pour mettre en forme une planche qui arrive brute. Le fer, en revanche, doit « juste » être coupé et soudé. » Surtout, un repreneur pourrait bénéficier de l’image de marque des Escaliers Dalla Barba. « On travaille beaucoup grâce au bouche à oreille. Nous sommes notamment recommandés par beaucoup d’architectes. On bénéficie également d’un beau positionnement, sur la route de Bordeaux. Cela peut paraître anecdotique mais quand des Bordelais vont au ski, ils passent par ici et ça peut nous apporter des affaires, pour des résidences secondaires par exemple. Nous sommes ainsi amenés à travailler dans la région bordelaise, sur Toulouse, le Pays basque ou encore les Pyrénées. Nous avons également environ un tiers de notre clientèle qui est étrangère, notamment dans le Gers où il y a beaucoup d’Anglais. » Et si la solution venait d’une personne citadine souhaitant radicalement changer de vie ? La Chambre des métiers et de l’artisanat constate de plus en plus ce phénomène depuis le Covid. Dans tous les cas, la transmission d’un savoir-faire sera primordiale.

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