Il y a six ans, le SUA retrouvait les phases finales de Pro D2

A l'occasion de cette nouvelle aventure de fin de saison pour les « Bleu et Blanc », nous vous proposons de vous replonger dans vos souvenirs de supporter. Le 14 mai 2017, le SUA accueillait Biarritz pour une demi-finale d'exception.

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En six années, le SU Agen a connu maintes et maintes péripéties, avec trois maintiens en Top 14 (dont un par le biais de l’arrêt du championnat durant la crise sanitaire), une descente en Pro D2 faisant suite à une saison infernale et une reconstruction amorcée l’an passé. En quelque sorte, les Agenais se retrouvent cette année dans la même position qu’en 2017, retrouvant pour la première fois les phases finales peu après leur dernière épopée en Top 14. Sauf qu’à l’époque, les hommes alors entraînés par Mathieu Blin et Stéphane Prosper, s’étaient offerts l’accès privilégié à la demi-finale du championnat à domicile, au terme d’une saison rocambolesque les voyant terminer à la seconde place de Pro D2 avec 87 points. La date est fixée pour le 14 mai 2017, Armandie est prêt à recevoir la formation de Biarritz, 5ème de la saison régulière. A ce moment, les deux formations comptent une victoire sur l’autre lors de la saison.

Armandie plein à craquer

En ce jour dominical du printemps, le stade Armandie fait le plein. Si des supporters biarrots se nichent au pied de la tribune Lacroix, c’est bien le bleu et le blanc qui règnent dans l’antre du SUA. La veille, la première demi-finale a vu le succès de Montauban sur Mont-de-Marsan. Le SUA et le BO connaissent alors leur potentiel adversaire en finale, mais un défi de taille reste en ligne de mire pour les deux équipes qui s’opposent. A Agen, on parle d’une équipe emmenée par des cadres comme Arsène N’Nomo, Tom Murday, Clément Darbo, Filipo Nakosi, George Tilsley (meilleur marqueur d’essais de Pro D2 cette année-là) et bien d’autres. Seul un joueur figurant dans les 15 au coup d’envoi, fait toujours partie de l’effectif suaviste en 2023 : Antoine Erbani. « C’était un match dingue, dans un Armandie qui faisait énormément de bruit », se souvient-il aujourd’hui. Cependant, le public avait été rapidement calmé, Biarritz, menant 0-6 au bout de quelques minutes de jeu par la botte de Maxime Lucu.

« Je ne pouvais plus respirer »

La révolte sonne instantanément côté agenais. Fixés à cinq mètres de la ligne. Antoine Erbani se saisit du ballon et trouve une faille dans la ligne basque, résistant à trois biarrots au passage. Armandie exulte et Erbani « n’arrive plus à respirer. Le bruit du public, la tension, la chaleur, tout prenait le dessus sur moi à ce moment. Il m’a fallu du temps pour reprendre mon souffle », s’amuse le troisième ligne. Agen reprend les devants et vient même faire le break sur une feinte de Clément Darbo près de l’en but adverse. Avec un score de 17-6 à la pause, les Agenais sont dans une position idéale. Ils confortent même leur avance par une nouvelle pénalité au retour des vestiaires. Cependant, Maxime Lucu, encore lui, inscrit un essai et remet de l’espoir chez les Biarrots. Mais par sa solidité et sa domination à l’impact ce jour-là, le SUA enquille deux nouveaux coups de pied de pénalité et s’offre ses places pour la finale. « C’est un moment qu’il m’est impossible d’oublier, d’autant plus avec le dénouement que l’on a connu par la suite. Ce n’est même plus simplement du sport à ce moment, mais un moment de vie incroyable », décrit Antoine Erbani avec du recul. La semaine suivante verra Agen l’emporter sur Montauban afin de remonter en Top 14. A voir dorénavant ce que donnera l’épopée du SUA version 2023.

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