Lot-et-Garonne : Réhabiliter les sites d’enfouissement de déchets pour produire l’énergie de demain 

Le département du Lot-et-Garonne compte plusieurs sites d’enfouissement de déchets : Monflanquin, Réaup-Lisse, Nicole et Miramont-de-Guyenne. Des sites qui restent inexploitables pendant 30 ans à leur fermeture. Bientôt, ils participeront à créer les énergies de demain.

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Produire les énergies de demain avec les sites d’enfouissement d’hier. C’est le projet mené main dans la main par les collectivités de Monflanquin, Réaup-Lisse, Nicole et Miramont-de-Guyenne, la société Valorizon et la société d’économie mixte (SEM) Avergies, filiale de Territoire d’Energie. L’exploitation de ces quatre sites de traitement de déchets est très ancienne et court sur 30 ans après la fermeture de ces sites en post exploitation. « Pendant 30 ans, nous sommes tenus de surveiller les sites fermés notamment concernant les émanations de gaz et les émissions de liquides produites par les déchets enfouis », explique Julie Farbos, directrice générale de Valorizon. « Ce sont des sites où toute exploitation est interdite après leur fermeture, ce qui en fait des sites parfaits pour du photovoltaïque », a poursuivit Nathalie Founaud-Veysset, maire de Monflanquin. Un point de vue partagé par Jean-Noël Vaquet, maire de Miramont de Guyenne, « ce sont des sites qui sont dit saturés, c’est donc une aubaine pour l’installation de ce genre de site. » 

Miramont-de-Guyenne et de Réaup Lisse sur les rails 

Pour le site de Nicole, dont les activités d’enfouissement ont cessées depuis fin 2021, le permis de construire sera déposé dès cet été tandis que celui de Montflanquin, encore exploité mais pouvant accueillir lui aussi une centrale, est aujourd’hui entré en phase d’instruction auprès des services de l’état. « Ce sont des dossiers long, avec beaucoup de contraintes et d’études demandées », explique Nicolas Gente, directeur d’Avergies. Trop longs pour Michel Masset, président de Valorizon et maire de Damazan pour qui de tels délais sont problématiques dans un enjeu énergétique comme celui-ci.
Les prochains sites sur la liste seront ceux de Miramont-de-Guyenne et Réaup-Lisse, dont ce dernier est encore exploitable pour 20 ans par Valorizon. Ces deux sites permettront respectivement d’installer de 1 et 2 MegaWatts crêtes (puissance maximale d’une installation, c’est-à-dire sa production en conditions optimales, NDLR) de panneaux photovoltaïques. Contrairement aux deux premiers sites, l’évolution de la réglementation devrait permettre de mettre ses projets en place en 2 ans au lieu de 3.
La reconversion de ces sites devrait ensuite permettre aux collectivités et au syndicat Valorizon de générer des recettes qui contribueront a maîtriser les coûts de traitement des déchets. « Contrairement à d’autres exploitants photovoltaïques, les dividendes seront reversés aux collectivités adhérentes, car Avergies, ce sont les collectivités », a appuyé Alain Lorenzelli maire de Bruch, président d’Albret Communauté et du SMICTOM Lot-et-Garonne Baïse. « Cela va permettre de mettre la pièce dans la machine vertueuse. » 

Le début de nombreux projets 

« Ce sont de beaux dossiers », a félicité Michel Masset. « Nous avons une relation de confiance avec Avergie que nous allons continuer à bâtir dans le temps. » Un avis partagé par Pascal de Sermet, maire de Colayrac-Saint-Cirq et président d’Avergies. « Un projet sur le lac de la Gravière de Damazan est sur la table et nous commençons, avec prudence, l’agrivoltaïsme, où les panneaux seraient au-dessus des cultures que nous nous engageons à préserver ». 

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