Budget départemental 2026 : 476,6M€ adoptés entre continuité et critiques

Le Conseil départemental du Lot-et-Garonne a validé vendredi son budget primitif 2026. Si la majorité se félicite d’un plan « responsable et protecteur », l’opposition souligne les incertitudes financières et la forte dépendance aux fonds de l’État.

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Vendredi 23 janvier, le conseil départemental a adopté son budget primitif 2026, s’élevant à 476,6 millions d’euros. Composé de 407,6 millions d’euros en fonctionnement et 69 millions en investissement, ce budget répartit ses priorités entre le développement social (278,5 M€), l’éducation et la jeunesse (22,8 M€), le développement territorial et la solidarité (27,4 M€), l’attractivité du territoire (6,8 M€) et les infrastructures et mobilité (41,2 M€). Pour Sophie Borderie, présidente du Département, ce budget est le fruit d’un « choix politique fort » qui « protège l’essentiel, prépare l’avenir et respecte les Lot-et-Garonnais ». Christian Dezalos, chef de file de la majorité, a ajouté qu’il s’agissait « d’un budget de continuité et de redressement, loin de tout renoncement ou facilité ».

Des chiffres incertains ?

Malgré l’adoption, l’opposition a voté contre. Pierre Chollet a souligné que les chiffres restent très prévisionnels, que les comptes 2025 ne sont pas encore clôturés et que l’avenir du budget dépend en partie du fonds de sauvegarde de l’État. « Il faut faire preuve de rigueur et de lucidité face à la nécessité de maîtriser nos dépenses, en particulier dans les politiques sociales », a-t-il insisté. Dans l’hémicycle de l’hôtel Saint-Jacques, l’atmosphère était calme. Christian Dezalos a de ce fait rappelé que la réalisation du budget n’a pas été simple dans un contexte politique national instable. « Ce budget répond à une exigence de responsabilité », a-t-il précisé, tout en soulignant que l’essentiel des actions départementales reste financé et que les investissements sont maintenus. Malgré l’absence de querelles vives dans les débats ce jour-là, le débat a permis de réaffirmer la volonté de la majorité de poursuivre des politiques sociales et territoriales ambitieuses, tout en restant prudente face aux incertitudes financières liées aux lois de finances et aux fonds étatiques.

Ça se frite entre Sophie Borderie et le RN //

Lors de l’ouverture de la session budgétaire, la présidente du Conseil départemental, Sophie Borderie, a vivement critiqué le Rassemblement national. Elle a dénoncé un amendement visant à supprimer près de 5 milliards d’euros de ressources pour les collectivités, dénonçant un « mépris sidérant pour les maires et les élus de terrain » et affirmant que « la dotation globale de fonctionnement n’est pas accessoire, elle est indispensable ». Hélène Laporte, députée RN, a répondu que l’amendement ne concernait pas directement les départements et communes et constituait un « coup d’arrêt » à la hausse des budgets de fonctionnement. Selon elle, il s’agissait de « responsabiliser les collectivités » et non de réduire leurs moyens pour investir. L’Association des maires de France a, pour sa part, regretté cette proposition, soulignant que « réduire les ressources des collectivités limite leur pouvoir d’agir local et n’aide pas à réduire le déficit public ».

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