
Le Medef Lot-et-Garonne ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Depuis mercredi 4 février, l’organisation patronale départementale est désormais dirigée par Aude Grall et Maxime Leymond, élus coprésidents pour un mandat de trois ans, une première dans le département. « Je suis très fier. C’est une belle surprise », confie Maxime Leymond. « Je n’avais très honnêtement pas imaginé à ce niveau-là l’importance que représente le Medef 47 dans le tissu économique. » Les deux nouveaux coprésidents succèdent à Jean-Luc Guéry, après neuf années d’engagement.
Pas question pour autant de rupture brutale. La nouvelle équipe revendique une continuité assumée. « Jean-Luc a fait un travail formidable », souligne Aude Grall, qui ne cache pas le poids de l’héritage laissé par son prédécesseur : « Passer derrière Jean-Luc Guéry, c’est quand même un challenge. Il a beaucoup accentué les partenariats locaux et fait du Medef un représentant incontournable des entreprises dans le département. » Un travail que le duo entend prolonger et développer.
Coprésidence fondée sur la complémentarité

Pourquoi une coprésidence ? Le choix est revendiqué. « Les chefs d’entreprise ont aujourd’hui la tête dans le guidon », explique Aude Grall. « L’équilibre vie professionnelle – vie personnelle s’est redessiné. Ces mandats sont chronophages, et il fallait pouvoir se partager les tâches. » Les profils des deux dirigeants se répondent. Aude Grall est avocate en droit du travail et droit des affaires, à la tête du cabinet Fidal à Agen, exclusivement tourné vers les entreprises. Maxime Leymond est dirigeant de sociétés en maîtrise d’œuvre, intervenant aussi bien sur les marchés publics que privés. « On a deux activités très complémentaires et un ancrage commun en centre-ville d’Agen. L’idée, c’est d’offrir à nos adhérents un maximum de compétences et de disponibilité. »
Fédérer pour mieux représenter
Parmi les priorités affichées figure la recherche de nouveaux adhérents. « Plus on parle pour un nombre de personnes important, plus on est représentatif et plus on est écouté. Le Medef, c’est avant tout un collectif. L’union faisant la force, c’est vraiment ce qui nous guide », soulignent-ils. Une volonté de fédérer d’autant plus nécessaire que cette prise de fonction intervient dans un contexte économique tendu. « On n’est pas dans une embellie économique. Arriver aujourd’hui à la tête du syndicat, dans la période que l’on connaît, c’est encore un autre challenge. » Le rôle du Medef sera donc aussi celui d’un soutien de proximité. « Quand on est chef d’entreprise, on peut être très seul. On a des success stories extraordinaires, mais aussi des entreprises en grande difficulté. Et on est là pour les deux. »
Au-delà de l’accompagnement individuel, le duo entend renforcer le rôle institutionnel de l’entité locale. « L’entreprise est un acteur social à part entière. Protection sociale, retraites, formation… L’entreprise contribue au bien commun, et on doit le rappeler. » La ligne est claire : « Porter la voix des entrepreneurs auprès de tous les acteurs locaux, y compris celle des plus petits. » Le Medef 47 affiche ainsi une image de renouveau, sans renier ses fondamentaux. Le travail collectif peut désormais commencer.





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