Bonaguil, la forteresse médiévale qui ne dort jamais

Le château de Bonaguil s’apprête à vivre un été 2026 particulièrement animé. Bien loin d’un simple décor historique, le site fumélois entend faire vibrer toutes les générations.

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À Bonaguil, les vieilles pierres ont décidément le goût de la fête. Dressé à la frontière du Lot-et-Garonne et du Périgord, le château médiéval prépare une saison estivale dense, rythmée par près d’une centaine d’animations. Et cette année encore, la programmation joue sur tous les tableaux : immersion historique, expériences ludiques, culture et sensations fortes. Car ici, il ne s’agit pas seulement de visiter un monument. Le public est invité à l’habiter, à le vivre, à s’y perdre aussi parfois.

Banquets, intrigues et nuits d’été

Dès les premières soirées estivales, Bonaguil bascule dans une autre époque. Les désormais très attendus banquets médiévaux transformeront l’esplanade du château en grande table du XVe siècle. Entre troubadours, jongleurs, combats et recettes inspirées des usages de l’époque, les convives partageront un repas historique au pied de la forteresse, comme invités de Bérenger de Roquefeuil-Blanquefort, le seigneur qui fit construire le château. L’ambiance promet aussi d’être plus mystérieuse certains soirs avec les « murder-parties » organisées dans l’enceinte. Deux scénarios différents plongeront les participants dans des enquêtes nocturnes entre cadavres, complots et couloirs obscurs. Une façon originale de découvrir les lieux autrement, à la lumière des torches et des soupçons.

Un château vivant pour petits et grands

La grande force de la programmation 2026 réside aussi dans sa diversité. Les familles trouveront de nombreux rendez-vous accessibles aux enfants avec des ateliers médiévaux organisés tout au long de l’été : calligraphie, enluminure, forge, vannerie, musique ancienne ou encore tir à l’arc. Sans oublier les traditionnelles chasses au trésor qui transforment les jeunes visiteurs en apprentis aventuriers.

Le château fera également la part belle à la culture. Une exposition consacrée aux dessins de châteaux périgourdins investira le donjon durant toute la saison estivale, tandis que le festival BD Bonabulles reviendra en septembre avec une vingtaine d’auteurs et de nouvelles animations. Tout l’été, les plus téméraires pourront descendre en rappel depuis le sommet du donjon, tandis que l’escape-game « L’antre du bourreau » continuera d’attirer les groupes avides d’énigmes et d’atmosphères médiévales immersives.

Même les visites nocturnes prennent une autre dimension à Bonaguil, avec notamment des couchers de soleil depuis le donjon, où la silhouette massive de la forteresse se découpe dans les dernières lumières du jour. Entre patrimoine monumental et terrain de jeu géant, Bonaguil réussit le pari de faire cohabiter l’Histoire et le spectacle vivant sans jamais trahir l’âme des lieux. En 2026, les tours et les remparts de Bonaguil ne seront donc pas seulement à admirer. Ils résonneront de musique, de rires, d’énigmes et de combats, comme si, cinq siècles plus tard, le château avait simplement refusé de s’endormir.

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