Passerelle Michel-Serres : une réouverture visée pour la rentrée, des portiques installés pour éviter un nouvel accident

Une dizaine de jours après la collision d’un poids lourd qui a gravement endommagé la passerelle Michel-Serres, l’Agglomération d’Agen a dévoilé son plan d’action.

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La priorité est désormais fixée : rétablir au plus vite la liaison piétonne et cyclable entre Agen et Le Passage, interrompue depuis le 15 juillet après la collision d’un poids lourd avec la passerelle Michel-Serres. Lundi matin, le président de l’Agglomération d’Agen, Olivier Grima, ainsi que le maire du Passage-d’Agen, Gilles Frémy, ont présenté le calendrier retenu par la collectivité. « On s’est mobilisés pour trouver des solutions temporaires et durables », expliquait le premier cité, rappelant que les services techniques travaillent simultanément sur la remise en service de l’ouvrage et sur des dispositifs destinés à empêcher qu’un nouveau camion hors gabarit ne percute la passerelle.

La collectivité s’est fixé une échéance claire. « On vise, au plus tard, le 1er septembre, de manière à ce que la passerelle soit fonctionnelle et sécurisée pour les collégiens, les lycéens et l’ensemble des usagers quotidiens. » Une passerelle provisoire sera installée afin de permettre la reprise des déplacements dès la rentrée scolaire, tandis que la reconstruction définitive de la partie endommagée interviendra dans un second temps. « Dans quelques semaines ensuite, on remettra en place la partie durable, mais cela nécessitera quelques mois supplémentaires. » Fin 2026 ? Début 2027 ? Difficile de se montrer plus précis à ce stade, les élus hésitant eux-mêmes entre optimisme et réalisme. En effet, la reconstruction définitive de la partie mobile dépend encore des expertises, qui devront déterminer si la structure endommagée pourra être réutilisée.

Des portiques de protection

Cette fois, l’Agglomération entend surtout éviter qu’un troisième accident du même type ne survienne. Après les collisions de 2021 puis de cet été, des portiques de limitation de hauteur seront enfin installés de part et d’autre de la passerelle. « Ces structures métalliques seront chargées d’arrêter les véhicules dépassant le gabarit autorisé avant qu’ils n’atteignent l’ouvrage. Ce sont donc les portiques qui prendront le choc si quelqu’un se présente avec un véhicule hors gabarit », résumait le président de l’Agglomération.

Pourquoi cette solution n’avait-elle pas été retenue après le précédent accident ? Olivier Grima a expliqué que les premières études techniques prévoyaient un unique massif en béton, dont la réalisation se heurtait à la présence de réseaux électriques enterrés. « On bascule aujourd’hui sur une autre solution avec deux massifs de part et d’autre, ce qui permet de réduire leur taille et d’éviter les réseaux existants. »

Un axe essentiel

« Nous avons pris la responsabilité d’engager environ 50 000 euros pour restituer un accès dès la rentrée », ont expliqué les élus. La remise en état définitive devrait, elle, représenter plusieurs centaines de milliers d’euros. « La dernière fois, on était autour de 200 000 euros. » Ils ont toutefois rappelé que la collectivité n’avait pas vocation à supporter cette dépense. « Il s’agit d’un accident. Le tiers responsable a été identifié et les assurances sont mobilisées pour que la charge financière soit reportée sur lui. »

Si aucune navette supplémentaire ne sera finalement mise en place pendant l’été, l’Agglomération estime que la fréquentation reste actuellement limitée en raison des vacances scolaires. « On avait le choix entre une navette et une passerelle provisoire. Cette dernière est quand même beaucoup plus pratique, notamment pour les élèves. Nous sommes dans une période estivale où le besoin est moins important », soulignait quant à lui Gilles Frémy.

Au-delà des déplacements quotidiens, la fermeture de la passerelle commence également à produire des effets sur l’activité économique du secteur. Au Passage-d’Agen, les commerçants de la place de la République constatent déjà une baisse de fréquentation. La réouverture de la liaison est donc attendue avec impatience…

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