Alors que les élèves s’apprêtent à retrouver leurs salles de classe, les écoles agenaises, elles, n’ont pas été totalement en vacances. Pendant l’été, plusieurs chantiers ont été menés ou programmés dans les établissements publics de la ville. Au total, 631 640€ de travaux ont déjà été réalisés en 2026, hors chantier du site Langevin, pour lequel 92 000€ supplémentaires sont annoncés. Le budget prévisionnel consacré aux travaux atteint, lui, 750 000€.
Parmi les opérations les plus visibles, l’école élémentaire Édouard-Lacour fait figure de laboratoire. Après avoir connu des températures particulièrement élevées lors de la canicule de juin : « jusqu’à 36° dans les salles », pour citer Marjorie Delcros, adjointe au maire chargée de l’action scolaire. L’établissement expérimente désormais quatre brasseurs d’air au plafond répartis dans deux salles. Deux modèles différents sont expérimentés afin de comparer leur efficacité et leur niveau sonore. Une première réponse aux épisodes de chaleur qui pourraient devenir plus fréquents dans les années à venir.
L’objectif n’est pas de faire disparaître les degrés affichés sur le thermomètre, mais d’améliorer la sensation de fraîcheur. « Le principe est surtout de faire circuler l’air pour améliorer le confort ressenti, explique l’adjointe. On ne cherche pas à faire baisser artificiellement la température affichée, mais à permettre aux élèves et aux enseignants de travailler dans de meilleures conditions. »
Une différence importante après les essais réalisés lors de la précédente vague de chaleur. Des ventilateurs avaient alors été installés dans plusieurs classes, mais leur efficacité s’était révélée limitée. Le choix des brasseurs d’air n’est toutefois présenté que comme une pièce d’un dispositif plus large. En été, ils peuvent favoriser la sensation de fraîcheur en brassant l’air intérieur. En hiver, leur fonctionnement peut également contribuer à mieux répartir l’air chaud dans une pièce.
21 écoles, autant de situations différentes
La Ville ne souhaite pas appliquer une solution identique à tous ses établissements. La prochaine étape consiste justement à établir un diagnostic beaucoup plus précis des bâtiments scolaires.
Exposition au soleil, isolation, présence de volets ou de stores, configuration des salles, végétalisation des cours : chaque école présente ses propres caractéristiques. « Il n’y a pas une réponse qui puisse convenir partout, résume l’adjointe à l’adaptation au changement climatique Amanda Sanz. Une salle exposée plein sud n’aura pas les mêmes besoins qu’une classe orientée au nord. »
Le constat est particulièrement visible entre les établissements. À l’école élémentaire Herriot, par exemple, les salles situées à l’étage ont elles aussi atteint 35 à 36 °C lors des fortes chaleurs de juin. À l’inverse, certaines écoles de plain-pied, comme Marie-Sentini, bénéficient déjà de conditions plus supportables, notamment grâce à la végétalisation de leur cour. La Ville veut donc « établir un état des lieux des 180 salles de classe au cas par cas et hiérarchiser les interventions. Nous ne pourrons pas tout réaliser en une seule année, il faudra donc commencer par les établissements qui rencontrent les plus grosses difficultés. »
Des travaux adaptés aux besoins de chaque école
Au-delà de la lutte contre la chaleur, le programme de travaux de l’été couvre des besoins très différents selon les établissements. Isolation, remplacement de menuiseries, installation de volets roulants, rénovation des sanitaires, travaux de sécurité, amélioration des accès ou encore entretien des salles ont été au programme. Certaines se poursuivront également à l’automne, notamment avec des travaux d’isolation ou de rénovation du réfectoire.
La municipalité entend également poursuivre la végétalisation des cours, tout en établissant d’abord un état des lieux complet des 21 écoles. L’objectif est de déterminer les priorités et d’adapter les interventions à chaque bâtiment, en fonction notamment de son exposition, de son isolation et de son état. « Il faut vraiment faire dans la dentelle », résume Marjorie Delcros.
Depuis le début de l’année, 302 opérations de maintenance ont été effectuées, pour un montant de 14 789 euros. Le numérique constitue un autre volet important de la rentrée. Le déploiement ou le renouvellement des équipements représente un budget de 81 000€. Ordinateurs portables, écrans numériques interactifs, tablettes, bornes Wi-Fi et différents outils pédagogiques viennent compléter les chantiers plus structurels.
Un premier bilan attendu
À Edouard-Lacour, le test des brasseurs d’air sera particulièrement surveillé. La municipalité prévoit de recueillir le ressenti des enseignants et des élèves après les premières nouvelles périodes de chaleur.
L’objectif est notamment de comparer les conditions vécues dans les mêmes salles au cours des années précédentes et celles observées avec les nouveaux équipements. « Il faut pouvoir évaluer ces équipements en conditions réelles. Une salle avec une vingtaine d’élèves ne se comporte évidemment pas comme une classe vide pendant les vacances. » Si l’expérimentation s’avère concluante, d’autres écoles pourraient à leur tour être équipées. Mais la municipalité entend conserver cette logique de priorisation, en combinant les réponses rapides avec des interventions plus importantes sur l’isolation, les protections solaires ou les cours d’école.
Les chiffres à retenir //
21 écoles
Près de 2 000 élèves
180 salles de classe
750 000€ de travaux dans les écoles publiques en 2026







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