C’est l’une des premières mesures concrètes mises en œuvre par la municipalité à son arrivé à la mairie. Depuis la rentrée scolaire, le prix du repas dans les cantines des écoles publiques d’Agen a diminué d’un euro pour l’ensemble des enfants agenais, quelle que soit leur situation familiale ou leur quotient familial. Une baisse uniforme, qui constitue l’un des engagements affichés par l’équipe de Laurent Bruneau et qui vise d’abord à alléger la facture des familles.
Des repas désormais compris entre 0,90 et 4,60 euros
La mesure concerne les enfants domiciliés à Agen, ainsi que ceux accueillis en foyer ou placés en famille d’accueil. Pour les autres élèves, notamment ceux qui résident hors de la commune, les tarifs évoluent selon une autre grille. « Concrètement, les familles agenaises voient leur facture diminuer d’un euro dans chacune des six tranches de quotient familial. Le tarif le plus bas passe ainsi de 1,90 à 0,90 euro, tandis que le prix maximal passe de 5,60 à 4,60 euros. »
Entre les deux, les tarifs s’établissent désormais à 1,65 euro, 2,60 euros, 3,75 euros et 4,15 euros selon le niveau de quotient familial. Pour les enfants accueillis en foyer ou placés en famille d’accueil, le repas revient également à 3,75 euros, contre 4,75 euros auparavant.
La fréquentation comme prochain indicateur
La Ville veut désormais mesurer les effets concrets de cette baisse. Durant l’année scolaire 2025-2026, 2 284 élèves étaient scolarisés dans les écoles publiques agenaises et 1 934 étaient inscrits à la restauration scolaire, soit 84 % des effectifs. En moyenne, environ 1 400 enfants déjeunent chaque jour à la cantine, ce qui représente près de 72 % des élèves. « On vérifiera dans les prochains mois, si le nouveau niveau de prix permet à davantage de familles de recourir régulièrement à la restauration scolaire. » L’enjeu est aussi de rappeler que la cantine ne se résume pas à un service de restauration. « Nous voulons faire de la restauration scolaire un levier de justice sociale, de santé, d’éducation à l’environnement et d’apprentissage de l’autonomie ».
Les repas servis dans les 21 écoles publiques sont préparés par Elior, dans le cadre du marché de restauration scolaire conclu avec la Ville. Le cahier des charges fixe plusieurs objectifs en matière de qualité et d’approvisionnement.
Il prévoit notamment « qu’au moins 50 % des produits soient issus de filières durables ou bénéficient d’un signe officiel de qualité, avec un objectif de 20 % de produits biologiques. Une alternative végétarienne est proposée systématiquement et un repas végétarien est prévu chaque semaine. La Ville affiche également un objectif de 45 % d’approvisionnement local. »
La question du gaspillage alimentaire constitue un autre volet du dispositif. Les portions peuvent être adaptées à l’appétit des enfants et les quantités de restes sont ponctuellement pesées afin de mieux mesurer ce qui est jeté. Le tri des déchets et la sensibilisation des élèves font également partie des actions menées dans les restaurants scolaires.







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