
Le chantier actuellement visible à Walygator n’est pas le fruit d’une décision récente. « C’est un chantier qui faisait partie de nos idées depuis plusieurs années maintenant », explique Sylvain Châtain, directeur du parc. À l’origine, cette nouvelle attraction devait voir le jour plus tôt, dans la continuité de l’ouverture d’Aqualand. Mais la crise sanitaire est venue bouleverser le calendrier. Aujourd’hui, le parc s’inscrit de nouveau « dans la suite logique, dans une nouvelle démarche d’investissements ».
La plus grosse attraction jamais installée au parc
Si peu de détails techniques ont encore été officiellement dévoilés, la direction assume déjà l’ambition du projet. « Ce sera la plus grosse attraction du parc », annonce Sylvain Châtain. Il s’agira d’un modèle de type Euro-Fighter, avec une expérience radicalement différente de l’offre existante sur le site actuel : « Elle fait trois fois le Boomerang en taille, c’est une typologie d’attraction nouvelle. » En effet, les Euro-Fighter sont principalement reconnaissables grâce à leur descente de plus de 90°, avec de nombreux éléments souvent exploités comme le looping vertical, le looping plongeant…

Un chantier d’une telle ampleur qu’il est difficile de le dissimuler aux regards extérieurs. « Les contraintes opérationnelles faisaient que c’était difficile de cacher le chantier au niveau de la rocade. On a donc dû révéler le mystère au grand jour », glisse-t-il avec humour. Les travaux de cette attraction, dont le nom n’est pas encore arrêté, sont déjà bien engagés. « Actuellement, une partie de l’acheminement de l’attraction est en cours », précise le directeur. Les prochaines étapes comprendront l’assemblage et les phases de peinture. En revanche, les visiteurs devront patienter : « Cette attraction ouvrira dans le courant de l’année, elle ne sera pas prête pour l’ouverture du parc le 18 avril. »
Un contexte économique toujours tendu
Ce nouvel investissement intervient dans un environnement économique encore fragile pour les sites de loisirs. Du côté du parc estillacais, la saison passée a confirmé une tendance observée à l’échelle nationale. « On sent que les gens sont crispés financièrement », constate Sylvain Châtain, évoquant une situation comparable à celle du secteur de la restauration. Dans ce contexte, le parc reste lucide sur l’impact immédiat de la nouveauté. « Les nouvelles attractions n’ont pas d’impact sur les recettes dès l’année d’ouverture, en général plutôt l’année suivante, voire deux ans après. » Toutefois, le directeur promet nombre de nouveautés pour booster le site en 2026. De quoi insuffler une dynamique nouvelle au parc, qui a recensé 315 000 entrées en 2025.





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