Éducation : ces lycéens qui modélisent la maison du futur

Dans le cadre d'un partenariat entre le CPIE et l'institution Sainte-Catherine, plusieurs élèves de terminale de la filière STI2D ont réalisé une maquette fonctionnelle de maison éco-responsable.

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À l’heure du dérèglement climatique et des tensions géopolitiques, penser la sobriété énergétique prend tout son sens. Le domaine du logement est l’un de ceux où les économies et les bénéfices pour l’environnement peuvent être les plus spectaculaires. C’est en tout cas ce que tentent de démontrer un trio de lycéens de l’institution Sainte-Catherine, dans le cadre d’un projet tutoré avec le CPIE 47 (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement). Doan, Hervé et Ilias sont en terminale STI2D. Cette filière du bac technologique couvre les sciences et technologies de l’industrie et du développement durable. « Les élèves développent des compétences en architecture et génie civil, en informatique et sur les questions d’énergie », résume l’enseignant et référent Philippe Augé. Si l’ensemble de la promotion travaille déjà tout au long de l’année à la fabrication de maquettes, le curseur a, cette fois, été poussé encore plus loin. « On parle de plus en plus de maisons passives, de projets éco-conçus, de matériaux biosourcés, de préservation des ressources autant que de la sauvegarde de la faune et de la flore. On a voulu illustrer un idéal d’habitation individuelle », explique Sara Torres, directrice du CPIE. À l’exception des réseaux d’eau, le triumvirat avait pour cahier des charges la création d’une maquette fonctionnelle. Cela signifie une ossature de bâtiment stable, une isolation performante, de vraies cellules photovoltaïques pour alimenter des batteries de stockage et une installation domotique en état de marche afin de piloter les différents équipements.

Des challenges à relever

« La participation à ce projet était sur la base du volontariat. J’étais un peu hésitant au départ puis je me suis laissé tenter et j’ai embarqué les copains avec moi. Au final, on a beaucoup aimé ce challenge. On a rencontré un certain nombre de problèmes et de difficultés en cours de route, en particulier sur la construction de la charpente qui a cassé à plusieurs reprises ou encore en électronique. La fierté est d’autant plus grande de présenter un résultat final abouti », raconte Doan. Son professeur Philippe Augé complète : « C’était justement le but qu’ils se trompent. La pédagogie passe par ces erreurs. Ils ont dû trouver les réponses par eux-mêmes avec quelques conseils de notre part pour les aiguiller. Ils avaient à leur disposition des matériaux et un fab lab pour les façonner, avec graveuse et découpeuse laser ainsi qu’une imprimante 3D, et des contraintes budgétaires. » Cette application concrète de la théorie fait justement la force de la filière STI2D. Une approche un peu plus « appliquée » des sciences dures qui peuvent freiner certains jeunes. Les débouchés de ce bac techno sont très intéressants puisqu’ils peuvent mener au titre d’ingénieur, ce dont rêvent aujourd’hui Doan et ses comparses.

Cette maquette n’a pas vocation à rester au placard. « C’est un outil à vocation pédagogique pour des animations auprès des scolaires comme du grand public. Il permet d’illustrer de nombreuses problématiques et les solutions qui vont avec. On se rend compte que ce modèle n’est pas utopique mais réalisable », glisse Sara Torres. Les présentations ont déjà commencé, que ce soit avec des classes de 3ème de Sainte-Catherine ou au salon de l’habitat de Villeneuve le week-end dernier.

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