Tranquillité : Agen candidate aux radars sonores pour sanctionner les véhicules trop bruyants

Face aux plaintes récurrentes des habitants concernant les nuisances sonores, la Ville d’Agen se porte candidate à l’expérimentation nationale des radars acoustiques. Objectif : identifier les véhicules les plus bruyants, cartographier les zones sensibles et, à terme, sanctionner les contrevenants.

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« Le record doit être détenu par la rue des Cornières », soufflait-on déjà au moment d’évoquer les nuisances sonores en conseil. La lutte, elle, s’invite à son tour dans l’agenda municipal agenais. Lors du conseil municipal, la Ville a officialisé sa candidature à une expérimentation nationale de radars acoustiques, un dispositif destiné à repérer et, à terme, sanctionner les véhicules dépassant les seuils de bruit autorisés.

Pour Dominique Stoll, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, le sujet répond à une réalité de terrain largement exprimée par les habitants. « Les nuisances sonores sont un problème national auquel Agen n’échappe pas. Durant notre campagne, on a entendu les Agenais qui s’en plaignaient », affirmait-il en séance. Il rappelle également que « le niveau maximum de décibels autorisés en agglomération est de 85 décibels, autrement une contravention de 135 euros est requise ».

La délibération adoptée vise à inscrire la Ville dans le dispositif national de radars sonores en expérimentation. Le principe repose sur des capteurs acoustiques capables de détecter un excès de bruit, couplés à un système de lecture automatisée des plaques d’immatriculation afin d’identifier les véhicules en cause. Le but est d’abord préventif et analytique : repérer les zones les plus exposées et objectiver les nuisances avant toute phase de verbalisation. La municipalité insiste sur une démarche progressive, combinant prévention et, à terme, sanction des comportements les plus manifestement abusifs. « Cette expérimentation doit permettre de sensibiliser les usagers, de cartographier les points noirs sonores et, à terme, de sanctionner les abus les plus manifestes, participant ainsi à un apaisement de l’espace urbain », est-il précisé.

Même tonalité du côté de Dominique Stoll, qui replace cette démarche dans un enjeu de santé publique. « C’est une vraie question de santé publique, sur des artères qui permettent aux deux roues et autres véhicules aux pots d’échappement trafiqués de dépasser les limites », a-t-il insisté. La Ville entend ainsi répondre à une problématique jugée croissante dans plusieurs secteurs du centre-ville, où la cohabitation entre circulation, vie résidentielle et activités nocturnes alimente régulièrement les signalements d’habitants.

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