Jacques Borderie reste président du Smavlot

Le Syndicat mixte pour l'aménagement de la vallée du Lot a renouvelé son bureau et par la même occasion conforté son ancien président, le Livradais Jacques Borderie.

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Battu aux dernières élections municipales sur sa commune de Sainte-Livrade, Jacques Borderie avait par la même occasion perdu son siège de vice-président communautaire et son portefeuille du développement économique. Quelques doutes subsistaient alors sur sa « légitimité » politique à rester à la tête du Smavlot. Le Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée du Lot est un organe stratégique, œuvrant simultanément sur deux fronts, le développement territorial et le grand cycle de l’eau, dans un périmètre regroupant cinq EPCI, soit 133 communes et 117 000 habitants. Mais les élus lui ont à nouveau accordé leur confiance à l’unanimité, sachant que personne ne s’était présenté face à lui. Jacques Borderie repart ainsi pour un bail de six ans (2026-2032). « Je prends très au sérieux cette mission qui m’est confiée. La dernière mandature n’a pas été un long fleuve tranquille. Nous avons notamment subi deux crues très importantes, en 2021 et en 2026, avec plusieurs millions d’euros de travaux et de dédommagements financiers pour les exploitations agricoles impactées. Il reste encore de nombreux points à régler. Il nous faudra aussi nous pencher sur l’avenir climatique et ses conséquences pour notre territoire, comme les quantités d’eau dont nous pourrons disposer. Amorcer une économie de 30% par rapport à nos usages actuels ne sera pas un petit challenge. Nous aurons par ailleurs un travail sérieux à mener sur l’accompagnement touristique autour du Lot, avec le transbordeur, les nouveaux ports et pontons, les aides aux loueurs de bateaux… », détaille le président, déjà en ordre de marche sur l’ensemble de ces dossiers, accompagné par tout un groupe d’élus (voir encadré ci-après) ainsi qu’une équipe comptant une dizaine de salariés sous la direction d’Avril Cantin. 

De nombreuses missions

L’un des défis d’un point de vue organisationnel sera notamment de compenser la perte liée au désengagement progressif du Conseil départemental, qui cotisait à hauteur de 117 000 €. « Étant donné que le Département a consolidé sa santé financière dans le dernier budget, il n’y a aucune raison d’envisager de nouvelles coupes sombres », glisse Jacques Borderie, lui-même siégeant dans l’opposition à l’hôtel Saint-Jacques. Quoi qu’il en soit, chaque euro comptera pour mener à bien les nombreuses missions. La gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi) implique de nombreuses actions : travaux sur les cours d’eau, anti-ruissellement, études spécifiques, accompagnement des collectivités, mesures des débits et de la qualité des eaux… Idem pour le développement territorial à travers de nombreux dispositifs ayant pour but la revitalisation des centres-bourgs, la modernisation du commerce et de l’artisanat, le tourisme et bien d’autres choses encore. Au-delà des programmes innovants comme Mon incroyable territoire, le support en ingénierie apporté aux différentes collectivités et la recherche de financements régionaux et européens pour les acteurs publics et privés seront des clés importantes pour concrétiser des projets utiles localement. On parle ici de plusieurs millions d’euros injectés chaque année.

La gouvernance du Smavlot //

  • Président : Jacques Borderie
  • 1er vice-président en charge du budget : Daniel Marrot (maire de Castelmoron)
  • 5 autres vice-présidents : Lionel Paillas (maire de Trentels), Jocelyne Colliandre (maire de Saint-Eutrope-de-Born), Michel Bruyère (maire de Sainte-Colombe-de-Villeneuve), Didier Pascual (Cassignas), Guy Ségala
  • Membres du bureau représentant les intercommunalités :  Jean-Jacques Brouillet (Fumel-Vallée du Lot), Jean-Marie Gary (Bastides en Haut-Agenais Périgord), Christian Girardi (Confluent et de Coteaux de Prayssas)
  • Autres : Marie Costes (maire de Saint-Front-sur-Lémance) et Jean-Jacques Roux (maire de Beaugas)

Pour la première fois, des indemnités pour les élus

Depuis sa création il y a bientôt trente ans, jamais le Smavlot n’avait « indemnisé » les élus qui donnaient de leur temps pour piloter la structure. Ce ne sera plus le cas désormais puisque le comité syndical a prévu de consacrer une enveloppe pour son président et ses 6 vice-présidents. La proposition d’appliquer le taux maximum (soit environ 730 € brut pour le président et 364 € pour les VP) fut perçue par certains comme « un mauvais signal », d’où le choix final de baisser légèrement les indemnités.

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