Les amateurs de thrillers et de romans policiers vont être servis ! L’invité d’honneur du festival littéraire 2026 ne sera pas un seul auteur mais tout un collectif. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la Ligue de l’imaginaire. Elle associe quelques-unes des plus grandes pointures du polar francophone, des récits à suspense, de la science-fiction, de la fantasy. Des genres très en vogue et qui donneront assurément une couleur toute particulière à ce nouveau millésime, prévu le week-end des 26 et 27 septembre. « Il est vrai que le polar est un pan de la littérature qui touche un public extrêmement large sans sacrifier la qualité d’écriture. Lui accorder cette place cette année ouvre de nouvelles possibilités pour séduire plus de monde », estime Laurence Mandile-Picot, adjointe au maire en charge de la culture.
Grands noms, découvertes et jeunesse
Cette programmation a notamment été rendue possible grâce à la relation étroite qu’entretient la Ligue avec un autre collectif, celui des « Libraires ensemble » dont fait partie la maison agenaise Martin-Delbert. « C’est le regroupement d’une cinquantaine d’établissements indépendants de premier niveau en France », précise Frédéric Delbert avant de poursuivre : « Grâce à ce partenariat, la Ligue tourne tous les ans en France pour promouvoir cette approche littéraire et pour faire émerger de nouveaux talents à travers un prix baptisé Ensemble pour l’imaginaire, qui sera donc remis à Villeneuve-sur-Lot. » Huit membres éminents viendront défendre leurs œuvres : Olier Norek, Éric Giacometti, Nicolas Lebel, Alexis Laipsker, Cédric Sire, Sandrine Destombes, Jean-Luc Bizien et Érik Wietzel.
Pour autant, Villeneuve se livre n’entend pas rester mono-thématique. La sélection 2026 pour le traditionnel prix du roman illustre les nombreuses manières d’« Imaginer l’infini », qui est le fil rouge de cette édition. Les trois premiers livres en compétition ont été révélés : Renverser la nuit de Laëtitia Ayrès (éd. Le soir venu), Habibi Beyrouth de Manal Salamé (éd. La Tribu) et Le ciel l’a mauvaise d’Éléa Marini (éd. de l’Olivier). Cette liste sera complétée par deux autres titres pendant l’été.
La jeunesse occupera toujours une place centrale lors de cet évènement. Certains auteurs et illustrateurs invités interviendront dans des écoles en amont et animeront des ateliers pendant le festival.
Comme les années précédentes, plusieurs temps forts jalonneront la manifestation comme des moments artistiques parents-enfants, un grand spectacle inaugural consacré à Prévert signé Narcisse ou encore une lecture-concert en partenariat avec La Poste.
À la recherche d’économies
Ce qui change en revanche, c’est le lieu. Exit les chapiteaux sur le parking de la République. Tout se déroulera cette fois au niveau du théâtre Georges-Leygues et de ses abords. Les rencontres et les dédicaces se feront dans le hall et le foyer. Les conférences-débats prendront place dans la salle de spectacle et à l’office du tourisme, tandis que les ateliers jeunesse auront lieu allée Paul-Nasse. Ce choix de localisation répond à un objectif budgétaire, avec près de 30 000 € d’économies sur les barnums et le gardiennage. Le plateau resserré à environ 55 auteurs obéit également à ces impératifs. Pour autant, les élus sont confiants quant au pouvoir d’attractivité du festival et à ses nombreux bienfaits pour le territoire. Selon le bilan dressé après l’édition 2025, les libraires auraient réalisé un chiffre d’affaires de 30 000 € et les retombées économiques s’élèveraient à une centaine de milliers d’euros (nuitées d’hébergement, repas, locations de véhicules, transports, etc.). « Le festival littéraire, acteur de la vie économique du Grand Villeneuvois, participe ainsi activement au soutien du commerce local et des librairies indépendantes », affirme la municipalité.







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