©Photo Cercle des élus locaux
À peine cent jours après son élection, Laurent Bruneau voit son début de mandat distingué à l’échelle nationale. Le maire d’Agen figure en effet dans le premier palmarès des « 100 nouveaux visages de la politique 2026 », dévoilé mardi soir à la Maison de l’Amérique latine, à Paris, à l’initiative du Cercle des élus locaux, en partenariat avec La Tribune Dimanche.
L’ouvrage rassemble cent maires et présidents d’intercommunalité, nouvellement élus ou reconduits, sélectionnés par un jury composé d’experts des collectivités territoriales. L’objectif affiché est de mettre en lumière « les élus appelés à marquer l’année 2026 » et d’offrir un panorama des nouvelles dynamiques politiques locales, en tenant compte de la diversité des territoires, des parcours et des projets portés.
Pour Laurent Bruneau, cette reconnaissance dépasse largement sa personne. « À travers moi, c’est le nouveau visage d’Agen qui est mis à l’honneur ce soir », réagit-il. Le maire insiste sur le caractère collectif de cette distinction. « Si j’ai été choisi pour figurer dans ce palmarès, c’est parce qu’avec moi il y avait un collectif de plus de cent personnes qui ont œuvré ensemble pour construire d’abord une union à gauche, puis un programme dont l’ambition est d’améliorer la vie et de changer la ville. C’est ce que nous construisons depuis cent jours avec les 26 élus de la majorité municipale. »
Le quartier du Pin comme symbole du mandat
Dans le portrait qui lui est consacré, Laurent Bruneau est invité à détailler la transformation qu’il souhaite voir aboutir d’ici le milieu de son mandat. Sans hésiter, il désigne le quartier du Pin comme la priorité. « La rénovation du quartier prioritaire du Pin marquerait durablement notre commune », explique-t-il. Situé à quelques dizaines de mètres seulement du boulevard de la République, ce secteur concentre aujourd’hui, selon lui, plusieurs difficultés : habitat dégradé, vacance commerciale, précarité sociale, insécurité ou encore trafics. L’édile défend une approche globale. « Aborder le sujet sous le seul angle de l’insécurité ne résoudra rien. Nous travaillons avec les services de l’État sur une approche qui traite simultanément les questions urbaines, sociales, commerciales et sécuritaires. »
L’adaptation climatique parmi les priorités
Autre axe fort mis en avant dans cet entretien : l’adaptation au changement climatique. Pour Laurent Bruneau, il s’agit du principal défi des prochaines décennies pour les villes moyennes. « La priorité des décennies à venir, c’est l’adaptation au réchauffement climatique. C’est une question de santé, d’attractivité et de développement économique. Nous avons besoin d’un plan massif d’investissement pour adapter nos écoles, nos bâtiments publics et accélérer la rénovation énergétique. » Le maire plaide également pour un soutien renforcé de l’État, qu’il considère comme le partenaire déterminant pour accompagner les collectivités dans leurs projets de rénovation urbaine, de revitalisation commerciale ou de transition écologique.
Cette distinction intervient alors que la nouvelle majorité municipale poursuit la mise en œuvre de son programme, marqué ces dernières semaines par les premiers aménagements du centre-ville, le lancement d’un plan de végétalisation ou encore les premières réflexions autour de la transformation du quartier du Pin. « Cette place dans le palmarès doit nous pousser à montrer le nouveau visage que les Agenaises et les Agenais ont choisi de donner à notre ville. Elle nous rappelle l’espoir placé en nous et le travail qu’il reste à accomplir », conclut Laurent Bruneau.
Olivier Grima mise sur la proximité avec les communes
Également distingué dans ce palmarès national, le président de l’Agglomération d’Agen, Olivier Grima, met en avant une vision fondée sur l’efficacité de l’action publique et le renforcement du rôle des communes. Parmi les premières décisions prises depuis son élection figure une hausse de 30 % du Fonds de solidarité territorial, destinée à donner davantage de moyens aux maires pour financer leurs projets de proximité. « Pour améliorer le quotidien des administrés, il faut donner aux maires les moyens d’agir rapidement et efficacement », explique-t-il, estimant que cet effort financier constitue également un levier pour l’économie locale en soutenant l’activité des entreprises et des artisans du territoire.
Le nouveau président de l’Agglomération affirme également vouloir instaurer une culture de l’évaluation des politiques publiques. « Il ne suffit plus d’annoncer des projets ou de voter des budgets ; il faut mesurer ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui doit être renforcé, corrigé ou parfois arrêté », défend-il, avec l’objectif de rendre l’action publique « plus lisible, plus efficace et plus proche des besoins réels du territoire ».
À l’échelle nationale, Olivier Grima plaide enfin pour une décentralisation renforcée. « Les élus locaux connaissent les besoins de leurs habitants. Donner plus de responsabilités aux collectivités, ce n’est pas affaiblir l’État, c’est rendre l’action publique plus efficace », estime-t-il, appelant le Gouvernement à accorder davantage de confiance et de moyens aux territoires.
Déjà à Paris pour défendre les dossiers agenais //
Au lendemain de la remise du palmarès, Laurent Bruneau a profité de son déplacement dans la capitale pour porter plusieurs dossiers majeurs pour la ville. Reçu successivement aux ministères de la Justice et de l’Intérieur, le maire est venu défendre la candidature d’Agen pour l’extension de l’École nationale d’administration pénitentiaire (ÉNAP), aux côtés des sénateurs Christine Bonfanti-Dossat et Michel Masset. « Nous avons pu présenter le projet agenais, insister sur l’intérêt d’avoir un deuxième pôle à proximité immédiate du pôle historique et rappeler que les collectivités mettront gracieusement à disposition les terrains nécessaires pour cette future extension de l’ÉNAP », explique-t-il. Quelques heures plus tard, place Beauvau, il a également plaidé pour un renforcement des effectifs de police judiciaire afin de répondre aux enjeux de sécurité, notamment dans le quartier du Pin. Une première série de rendez-vous ministériels qui traduit la volonté du nouveau maire de défendre les intérêts agenais directement au cœur de l’État.







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