©Le Pin était déjà dans la tourmente au mois de mai.
Samedi 26 septembre, au petit matin, une femme aurait été victime d’un viol dans une rue accolée à la place du Pin. Une enquête a rapidement été ouverte par les policiers agenais. L’exploitation des images de vidéoprotection de la Ville, ainsi que les éléments recueillis auprès de la victime présumée, ont notamment permis d’identifier un suspect, interpellé par la suite. Présenté à la justice en début de semaine, celui-ci a été mis en examen pour viol et agression sexuelle et placé en détention provisoire.
Un quartier confronté à plusieurs difficultés
Au-delà de cette nouvelle affaire judiciaire, c’est donc une nouvelle fois la situation du Pin qui revient sur le devant de la scène. Le quartier, classé en politique de la ville, fait depuis plusieurs années l’objet d’un constat préoccupant de la part des élus et des acteurs locaux.
Lors du meurtre de mai, Laurent Bruneau avait déjà décrit un secteur confronté à une accumulation de difficultés, évoquant notamment « pauvreté, mal-logement, détresse sociale, maladie mentale, délinquance, trafic de stupéfiants, violence et alcoolisme ». Quelques mois plus tard, le viol présumé vient donc s’ajouter à cette succession de faits qui alimentent les interrogations autour de la sécurité dans le quartier. Sans établir de lien entre les différentes affaires, la municipalité entend surtout rappeler que les problématiques du Pin ne peuvent être dissociées les unes des autres.
Dans un nouveau communiqué, Laurent Bruneau souligne ainsi la nécessité d’agir sur « plusieurs difficultés qui se concentrent dans ce quartier populaire, classé QPV ». Il cite notamment « les trafics et les consommations de stupéfiants, les incivilités et les violences, les difficultés sociales, l’habitat dégradé, la vacance commerciale et la prise en charge des personnes en grande fragilité ».
Le maire entend notamment renforcer les moyens humains de la police municipale. Quatre policiers municipaux supplémentaires ont été recrutés depuis son arrivée et doivent prendre leur poste d’ici la fin de l’année. Leur présence doit permettre de multiplier les patrouilles sur le terrain.
Une demande de renforts
Après le meurtre survenu au mois de mai, Laurent Bruneau avait écrit au ministre de l’Intérieur pour demander des effectifs supplémentaires de Police nationale à Agen, notamment afin de renforcer durablement la présence policière dans le quartier du Pin. « Ces demandes sont pour l’heure restées sans réponse. Le travail se poursuit toutefois au niveau local pour renforcer la présence policière sur le terrain et les contrôles, dans le respect des compétences de chacun. »







Laisser un commentaire