Lydie Bouvelle, juriste le jour, écrivaine le soir…

Alliant d’une main de maître son métier de juriste et sa passion pour l’écriture, Lydie Bouvelle est à l’origine de plusieurs ouvrages depuis quelques années, entre romans et recueils de nouvelles.

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Lydie Bouvelle allie son métier de juriste et sa passion pour l’écriture au quotidien.

Les amateurs de lecture ont peut-être déjà, sans le savoir, eu entre les mains l’un des ouvrages d’une écrivaine installée non loin de chez eux, ceux de l’Agenaise Lydie Bouvelle… Si elle fait partie de ceux qui baignent dans l’écriture depuis de nombreuses années, c’est sous un tout autre aspect qu’elle l’a abordé… à travers son travail. « Je suis juriste de formation. Durant ma carrière, j’ai aussi découvert plusieurs branches de ce vaste milieu qu’est le droit, puisque j’ai exercé en tant que juge, huissier de justice, avocate mais aussi responsable juridique. » C’est sa participation à un week-end de développement personnel qui va être l’élément déclencheur, et l’amener à écrire pour son plaisir personnel. « L’un des intervenants m’a conseillé de me lancer dans une nouvelle activité artistique pour m’ouvrir davantage. À l’époque je peignais, je faisais du théâtre, et je me suis mise à écrire, sans but particulier. La première fois, j’ai simplement mis mes pensées par écrit, et finalement, quelques pages se sont transformées en une histoire complète. Ce qui m’intéresse, c’est l’être humain, et de voir comment il va s’en sortir à chaque fois… » Après une belle carrière, très prenante, Lydie prend du recul professionnellement en 2014. C’est là qu’elle va commencer à utiliser sa plume d’une autre manière, pour laisser parler son imagination, entre romans et recueils de nouvelles. Dans ses histoires aux multiples thématiques, du policier au fantastique, en passant par le psychologique, elle s’inspire de ses voyages pour agrémenter les décors, et parfois de son métier pour aborder des sujets plus denses, tels que le rôle de la conviction, entre pénal et influence sur nos vies.

Ecrire pour soi, et pour les autres

Elle a signé son premier ouvrage en 2015, un recueil de nouvelles intitulé ‘Nouvelles ambiances’. « Je l’ai commencé alors que j’étais encore en activité, puis je l’ai mis de côté. Une fois entièrement consacrée à cela, avec l’esprit plus libéré, je l’ai retravaillé et sorti en suivant, grâce à une maison d’édition en ligne, Edilivre », raconte-t-elle. Puis d’autres manuscrits voient le jour. « Quand je me consacre à un projet, je le vis à fond. Et il est vrai que quand j’ai une idée en tête, j’écris plutôt vite. » Avec l’envie de partager ses histoires avec un plus large public, l’Agenaise envoie plusieurs manuscrits à des éditeurs, parmi lesquels figurent de grandes maisons, malheureusement sans succès. « C’est un monde très dur, on le sait ! » Pas de quoi se laisser abattre, elle continue d’écrire dans son coin, avec beaucoup de nouveaux scéna- rios en tête… Jusqu’à découvrir un outil qui va marquer un tournant : Kinder Publishing, une plateforme d’auto-édition de livres électroniques et physiques développée par Amazon. Si le géant est décrié sur certains aspects, il permet aux petits auteurs, qui n’ont pas la chance d’avoir été pris sous l’aile des grands du milieu, de bénéficier d’une place de choix pour faire connaître leurs œuvres. « J’y ai publié mon premier livre il y a trois ans. Comme j’avais accumulé pas mal de matière, j’en ai même sorti plusieurs dans la même année. » Si 2021 a été une année sans nouvelle parution, c’est que Lydie a repris une activité de juriste, au sein de l’agence immobilière Ledil, et a notamment été la plume d’autres personnes, des professionnels comme des privés. « Ecrire pour le compte de personnes exté- rieures est un exercice intéressant, que j’aime aussi beaucoup. Je suis convaincue que toutes les vies, aussi banales qu’elles puissent paraître, sont intéressantes. » Très loin d’approcher le syndrome de la page blanche, Lydie a déjà de nouvelles idées pour les prochaines années…

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