Champion du monde de savate, Amine Ziani a atteint son but ultime

A 35 ans, Amine Ziani est devenu, il y a quelques jours, champion du monde de boxe française en venant à bout de Roko Dozdor, un croate de 24 ans.

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La famille Ziani est une sacrée fabrique à champions. Après Samir, champion intercontinental en boxe anglaise, c’est son cousin, Amine qui a décroché le titre suprême en boxe française. Désormais champion du monde, c’est une riche carrière qui est couronnée pour le boxeur qui défendait les couleurs du Maroc. Champion de France en 2014, champion d’Afrique en 2019, il ne lui manquait plus que ce titre mondial. « La Coupe du monde de boxe française me fuyait depuis des années, commente le champion. A chaque fois, j’échouais à un pas du sacre. A 35 ans, c’était vraiment ma dernière chance, c’était mon année. Ce titre est l’aboutissement de 11 ans de travail et de 70 combats. » Pour atteindre son Graal, Amine Ziani a dû se défaire de Roko Dozdor, un jeune croate âgé de 24 ans. « C’était un beau combat très ouvert, analyse-t-il. J’étais beaucoup plus puissant que lui et je lui ai fait mal en boxe anglaise. On s’est préparé à son style de boxe. Il a pourri le combat en m’empêchant de m’exprimer. J’ai pris pas mal de coups de tête jusqu’à avoir l’arcade ouverte. »

Place à la relève

Très agressif en début de combat, le Croate ne s’attendait peut-être pas à ce que son adversaire ait autant de répondant. « Il a essayé de me fatiguer en se disant qu’à 35 ans, je serais moins frais que lui mais ça a eu l’effet inverse, juge le boxeur. À partir de la troisième reprise, il a payé ce travail et j’ai réussi à le toucher plusieurs fois jusqu’à prendre un avantage décisif. » Avec un riche palmarès, Amine Ziani peut désormais se tourner vers l’avenir. « J’ai eu quelques propositions pour faire des combats à l’étranger, on en discute avec mon entraineur, explique-t-il. J’ai fini le jeu désormais ! Maintenant, mes élèves sont ma priorité. Je suis entraîneur au RATEL à Aiguillon et j’encadre de véritables compétiteurs donc je veux me concentrer à fond sur eux. » Si les élèves veulent dépasser le maître, on pourrait ne pas avoir fini d’entendre parler du Lot-et-Garonne dans les sports de combat.

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