Laroque-Timbaut : Lionel Falcoz va quitter sa fonction de maire

Lionel Falcoz va démissionner de son poste de maire de Laroque-Timbaut, qu’il occupe depuis 2014. Ce sont des « raisons personnelles et familiales » qui l’encouragent à franchir le pas.

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Lionel Falcoz le concède lui-même, le timing aurait pu être meilleur. Alors qu’il avait prévu d’annoncer sa volonté de quitter son poste de maire de Laroque-Timbaut, lors d’un conseil municipal, c’est un article de nos confrères de Ouest France qui a révélé, début mars, sa prochaine arrivée à la mairie d’Avrillé, dans la banlieue d’Angers (Maine-et-Loire). Il y officiera en tant que directeur de l’ingénierie technique, des systèmes d’information et des risques. Mais ce sont avant tout des « raisons personnelles et familiales » qui l’incitent à quitter le Lot-et-Garonne. « Cela ne regarde que ceux qui me connaissent et je n’ai à me justifier auprès de personne, commente-t-il. Si je veux démissionner, je le fais. Je pense à ma famille, avant tout. » Connu pour son franc-parler, le premier édile de Laroque-Timbaut, qui ne veut pas s’épancher sur sa vie privée, a néanmoins un message à faire passer : « Sans rentrer dans le détail, je peux simplement dire que tous les handicaps ne sont pas reconnus en France. Il y a une partie du handicap invisible qui est complètement ignorée par les services du département. » Une colère, renforcée, selon lui, par un scandale concernant les ESAT (Etablissements d’aide et de service par le travail), ces structures intégrant des travailleurs handicapés, et qui a été révélé en février par le journaliste Thibault Petit. « Ces établissements sont des machines à cash public où les travailleurs handicapés ne sont pas reconnus par le droit du travail, déplore Lionel Falcoz. Ces employés sont payés au rabais alors que les ESAT font payer leurs services plus chers, sous prétexte de mettre en avant l’inclusion. » Selon lui, le Lot-et-Garonne serait très en retard sur ces questions.

Le premier adjoint pressenti pour prendre la suite

C’est donc le regard tourné vers ce qu’il a accompli que Lionel Falcoz s’apprête à quitter, sans regret, le Sud-Ouest. « Cela fait des années que je répète à mes élus que personne n’est indispensable, insiste-t-il. Nous sommes là pour remplir une mission, c’est ce que j’ai fait, avec passion et engagement. » En 2020, les Roquentins avaient renouvelé leur confiance en cet ancien militaire, arrivé à la tête de la mairie en 2014. « Je suis arrivé dans une commune avec des fuites et qui était elle-même un marchand de sommeil, se souvient-il. Il a fallu beaucoup d’investissements pour réparer les toitures, l’isolation ou les fenêtres. Aujourd’hui, tous les logements ont été refaits en régie et c’est une très grande satisfaction. On m’a dit que les agents étaient des fainéants et en quelques années, ils ont démontré l’inverse. Ce sont des gens extraordinaires qui savent bien bosser. » Place désormais à la suite. La préfecture doit encore entériner la démission de Lionel Falcoz, avant que le conseil municipal n’élise un nouveau maire. Tous les regards sont tournés vers Jean-Jacques Dulaurier, l’actuel premier adjoint. « C’est quelqu’un de très compétent et qui connait la commune par cœur, résume l’élu. J’espère qu’il sera maire car c’est une personne formidable. Je pars d’autant plus serein car je sais que l’équipe municipale tient la route. » Les prochains jours risquent en tout cas d’être animés dans la paisible commune de Laroque-Timbaut. « On essaye de faire démissionner tout mon conseil pour organiser une nouvelle élection, déplore Lionel Falcoz. Au prix de calculs politiques, certains oublient l’essentiel : nous servons avant tout notre commune et nos administrés. »

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