L’Agglo d’Agen en manque d’espace pour accueillir les entreprises

Beaucoup de mouvements sont à noter côté entreprises sur l’agglomération, mais pas de quoi s’inquiéter sur la vacance immobilière.... Au contraire, les élus se mettent en quête de solutions pour trouver davantage de foncier et répondre aux besoins actuels.

0 Shares

A gen et son agglomératio n abritent, on le sait, de nombreuses entreprises de toutes tailles et ce dans divers secteurs. Que ce soit l’Agropole, Sun Valley, Le Rouge ou encore le Technopole Agen Garonne (TAG), l’ensemble des zones d’activités économiques (ZAE) du territoire bénéficie d’une belle dynamique, à tel point que l’on risque rapidement de se retrouver en pénurie de bâti et de foncier pour accueillir de nouvelles structures. Une problématique révélée au dernier conseil d’Agglomération, lors d’un point d’étape sur la commercialisation et la vacance immobilière du territoire. Sur le TAG, les transactions vont bon train puisque déjà dix entreprises sont en exploitation, couvrant un peu plus de 40 hectares de foncier. « Cinq chantiers sont actuellement en cours, entre Cap Laser, le futur siège de Fonroche, de la Saur, Nutrivet et Maison Briau. Fin 2022, on comptera donc 15 entreprises en activité », ajoute Olivier Grima, vice-président en charge de l’économie, de l’emploi et de la transition numérique. Des nouvelles cessions se sont également confirmées récemment pour le compte de Sud Management et de la CCI (lire notre édition du 2 février), et de l’entreprise de logistique Kuehne Nagel. La plupart de ces enseignes étaient déjà présentes sur l’agglomération, et réalisent simplement un déménagement pour continuer leur croissance. « Il est important de s’interroger sur le devenir des précédents bâtiments, et nous constatons des mouvements dynamiques puisque certains sont repris avant même d’être vidés. Pour exemple, les anciens locaux de Bepco au Passage d’Agen sont désormais occupés par Optimum, ceux d’Ulog par Jet Freeze et la coopérative des 3 Domaines. » Du côté de Boé, les anciens locaux de Geodis sont en cours de commercialisation. En clair, les cessions suivent un beau rythme de croisière et ce depuis trois ans déjà. « En 2020, cela représente un peu plus de 12 hectares pour 2,6 millions d’euros de recettes perçues par l’Agglomération. L’an passé, nous étions à 22 hectares pour 5,4 millions d’euros », détaille Olivier Grima.

« Réfléchir rapidement à des solutions »

2022 sera également belle avec déjà près de 5 hectares cédés sur l’ensemble des zones du territoire. Parmi les transactions majeures, Action Télécom a acquis une parcelle d’un peu plus d’un hectare sur Sun Valley à Roquefort, même superficie pour Transports Mousset sur l’Agropole. « Il est intéressant et important pour nous de suivre ces déplacements puisqu’il s’agit d’un élément représentatif de la dynamique économique du territoire. Et les nombreux mouvements qui s’opèrent sont bon signe. » Mais le vice-président reste prudent et tient à souligner le peu de bâti disponible à ce jour pour de nouvelles implantations. « Sur l’ensemble de nos zones, nous avons aujourd’hui 7 bâtiments disponibles. Une évolution très importante depuis 2017 où nous en avions 28. Certains disaient que le Technopole allait aspirer l’ensemble de l’économie et vider de nombreux bâtiments, mais ce n’est pas le cas et on le quantifie aujourd’hui. » L’Agglomération, qui accompagne les porteurs de projet dans leur création et leur croissance, pointe donc du doigt une tension sur l’immobilier d’entreprise. « Il est nécessaire de réfléchir rapidement à des solutions pour avoir plus de foncier disponible et répondre aux besoins actuels », conclut Olivier Grima. La pénurie est proche, et des pistes sont déjà soulevées pour tenter d’y répondre. « Nous allons sérieusement plancher sur le sujet dans le cadre du SCoT (schéma de cohérence territoriale, ndlr) et du Plan local d’urbanisme pour pouvoir maintenir des offres », ajoute Henri Tandonnet. Clémence Brandolin-Robert, de son côté, souligne la nécessité de travailler en transversalité entre les délégations, « pour être innovant sur la consommation d’espace. Une réflexion peut déjà s’engager sur les parkings des zones d’activités, qui sacrifient beaucoup d’espace. » Point positif, le territoire prouve son attractivité économique…

Budget en hausse et stabilité fiscale pour 2022

Cette séance était aussi l’occasion de présenter le budget primitif prévu pour l’année en cours, le premier à 44 communes depuis l’intégration de la Communauté de communes Porte d’Aquitaine en Pays de Serre. Celui-ci connaît une belle évolution avec +16,8% pour s’élever à 20,7 millions d’euros. Plusieurs raisons expliquent cette hausse, avec tout d’abord une augmentation des fluides prévus. Rien que sur l’éclairage public, la facture va grimper de 700 000€ pour avoisiner les 1,4 million d’euros. « Le taux d’épargne brut prévisionnel se situe aux alentours des 20%, respectant la règle d’or que nous nous sommes fixée », ajoute Clémence Brandolin-Robert, vice-présidente en charge des Finances. Enfin, la fiscalité reste stable cette année, avec un taux à 28,7% sur la cotisation foncière des entreprises, 1% sur le foncier bâti et 4,1% sur le non bâti, tandis que l’on reste à 11% pour la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. « Cela est valable pour les 31 communes de l’ancienne Agglomération. D’ici 2023, nous aurons un coefficient unique sur l’ensemble du nouveau territoire. »

Jean Dionis et Henri Tandonnet pour représenter l’Agglo dans le conseil de surveillance de la future LGV

Dans le cadre du projet GPSO, qui prévoit la création de deux lignes LGV dont une reliant Bordeaux et Toulouse, en passant par Agen, un établissement public a été créé pour porter le financement de cet aménagement d’ampleur. A ce titre, l’ensemble des collectivités intégrées y sont représentées. Pour l’Agglo d’Agen, c’est le président Jean Dionis du Séjour et son premier vice-président Henri Tandonnet qui ont été choisis après un vote à l’unanimité. L’occasion de revenir une nouvelle fois sur le refus de participation du Conseil départemental… « Je le redis, il faut que le Département nous rejoigne là-dedans ! Cet enjeu est le nôtre au niveau territorial. En tout cas, nous y sommes et on pèsera ce qu’il faut », a lancé Jean Dionis.

Grande opération de rénovation pour la cité Rodrigues

Agen Habitat porte une vaste opération de rénovation de la cité Rodrigues, qui se déroulera en deux phases jusqu’en 2025, concernant pas moins de 300 logements. Les bâtiments vieillissants, plus aux normes, avec une isolation ancienne voire inexistante, dotés de parties communes vétustes, vont connaître une totale refonte. « Le confort des locataires fait défaut. Le programme de travaux ambitieux sera orienté autour de trois axes : la remise aux normes techniques, la rénovation énergétique pour atteindre l’étiquette logement B, et l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Ce quartier politique a des atouts, bénéficiant d’une localisation stratégique avec commerces de proximité, plusieurs services et équipements publics ou encore un city stade », explique Bruno Dubos, en charge du Logement. Une concertation est prévue auprès des locataires, en plus d’un accompagnement tout au long du projet et même après, notamment pour les sensibiliser aux écogestes. L’opération mobilisera 21,2 millions d’euros. L’Agglo participera à hauteur d’un million, tout comme la Ville d’Agen. Elle bénéficiera également de 6,2 millions d’euros de subventions et de 3,7 millions au titre du plan France Relance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

+ 12 = 22