Castelmoron-sur-Lot sous le feu des projecteurs

Pendant une semaine, Castelmoron-sur-Lot a vécu au rythme du tournage du nouveau fi lm de Thomas Cailley, Le Règne animal, avec notamment Romain Duris à l’affi che.

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Clap de fin pour le tournage du Règne animal à Castelmoron-sur-Lot. Du 3 au 11 juin, le Solar Café et la plage sur le Lot ont servi d’intrigue à une partie du deuxième long-métrage de Thomas Cailley, de retour sur grand écran, huit ans après avoir été récompensé par le César du meilleur premier film. Si le tournage a été ouvert un court moment à la presse et à quelques élus, impossible en revanche d’approcher le réalisateur ou le moindre comédien, confi dentialité oblige. Il faut dire que c’est un sacré tournage qui a posé ses valises en Lot-et-Garonne. Avec 15 millions d’euros de budget, la production se situe bien au-dessus de la moyenne française qui culmine à environ 2 millions d’euros. C’est justement le producteur, Pierre Guyard, qui s’est chargé d’expliquer la genèse du film. « Le réalisateur, Thomas Cailley a grandi en Gironde et a réalisé son premier long-métrage dans les Landes. Il est très attaché au territoire et c’est pourquoi ce deuxième film est intégralement tourné en Nouvelle-Aquitaine, ce qui est très rare pour les gros budgets où une partie des productions sont concentrées en région parisienne. J’ai moi-même mes attaches ici puisque ma mère a été professeur au lycée Stendhal à Aiguillon, et habite à côté de Castelmoron. Il nous est donc souvent arrivé de venir en vacances ici. Les enfants se baignaient dans le Lot, et moi, j’allais boire un coup au Solar Café (rires). » La paillotte, qui a une vue plombante sur la rivière, a été l’un des principaux décors de cette semaine de tournage lot-et-garonnaise, le lieu étant rebaptisé « La Tancada » pour l’occasion, avec un Romain Duris en tenancier des lieux. « Je tiens à saluer le travail du Bureau d’Accueil de Tournages (BAT 47) car sans leur travail de collecte de lieux et leurs relations avec les repéreurs, nous ne serions pas venus ici. Il nous fallait un endroit authentique et original, avec une plage en bord de rivière. »

« Un effet image qui n’est pas négligeable »

Cette venue d’une production à gros budget n’a rien d’anodin et est bénéfique pour la vie économique lot-et-garonnaise. « L’équipe technique a vécu ici pendant plus de deux semaines, la majorité ayant été logée au village vacances Port Lalande ou encore à Villeneuve-sur-Lot. Cela représente une grosse soixantaine de personnes. Notre société de production a beaucoup tourné dans le département, nous le connaissons bien. Un fi lm, c’est un projet économique et industriel. Cela représente des dizaines de milliers d’euros dépensés ici. Il y a un effet image qui n’est pas négligeable. » Les retombées sont aussi espérées à long-terme car le département aura une place de choix dans l’intrigue du film. « Les séquences que nous avons tournées, concernent le premier tiers du long-métrage. Il y a de l’action mais aussi des moments de vie. Je peux vous dire qu’il y a une grosse scène d’action où Romain Duris va devoir se défendre. » Contre quoi ? Contre qui ? Nous n’en saurons pas plus. Ce qu’on sait en revanche, c’est qu’une bonne partie des scènes ont été tournées de nuit, demandant forcément une logistique supplémentaire. « Il y a beaucoup de lumières et de machineries. On a tourné à deux caméras et il y a également toute une partie de trucages et d’effet plateau, notamment pour les prothèses sur les comédiens qui viendront simuler leur mutation. » Alors qu’une partie du film a déjà été tournée dans les Landes, c’est désormais au tour de la Dordogne d’accueillir la production avant la Gironde qui clôturera 12 semaines de tournage, soit 57 jours. La fin est prévue pour le 12 août prochain. La sortie, elle, n’aura lieu que d’ici la mi-2023.

Synopsis //

Etiquetté « fantastique » par Allociné, Pierre Guyard préfère plutôt parler de film d’aventure. Celle de Romain Duris et son fils, à la recherche de la mère de l’enfant. « Au cœur de cette intrigue, il y a une grosse hypothèse fantastique qui se passe de nos jours avec une épidémie où certains humains mutent en animaux. C’est une anticipation, écrite avant le Covid, qui renvoie à ce que l’on vit actuellement. L’un des enjeux sera de voir comment une situation abracadabrantesque devient banale. » Parmi les têtes d’affiche annoncées, Adèle Exarchopoulos qui n’a tourné à Castelmoron qu’un jour, joue elle une gendarme.

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