Le visage de la gauche se dessine pour les élections sénatoriales

En septembre, les cartes seront rebattues avec les nouvelles élections sénatoriales. Sous l'égide de la majorité départementale lot-et-garonnaise, Michel Masset et Nicolas Lacombe, accompagnés de Béatrice Lavit et Danielle Dhélias, sont prêts à en découdre pour faire entendre la voix du territoire.

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Avec une élection tous les six ans, les places au Palais du Luxembourg sont chères. En Lot-et-Garonne, ce sont Michel Masset et Nicolas Lacombe, respectivement maires de Damazan et de Nérac, ainsi que conseillers départementaux, qui sont les premiers à avoir annoncé leur candidature. Ils auront la lourde tâche de convaincre les 1087 grands électeurs parmi les conseils municipaux, départementaux et régionaux, sans oublier les parlementaires. Si le premier édile néracais part avec l’expérience d’un mandat de suppléant pour Pierre Camani entre 2011 et 2017, cela serait une toute nouvelle expérience pour son homologue damazanais. « J’avais souhaité être candidat bien avant les législatives, ce n’est pas un désir né à l’approche de l’échéance. J’en avais avisé Nicolas. Il m’a alors fait part lui aussi de son désir de candidater, ainsi est née l’idée de faire liste commune au printemps dernier. On a un profil politique assez proche, on peut porter nos projets de la même façon », se remémore ce dernier. Nicolas Lacombe, qui a été encouragé à de nombreuses reprises à se lancer dans la course aux législatives, se retrouve plus dans la position d’un sénateur que d’un député. « J’ai une passion pour les mandats locaux et le Sénat est l’assemblée des collectivités, donc c’est ce qui me correspond. »

Une véritable équipe

Si les deux élus pourront s’appuyer sur le soutien de Sophie Borderie et l’expérience de Pierre Camani, qui sera alors leur directeur de campagne, ils insistent sur l’idée d’avoir créé une véritable équipe autour d’eux. « On a cherché des suppléantes qu’on ne considère pas comme telles, mais plutôt comme des membres de notre équipe qui peuvent être nos relais sur le terrain », confirment-ils. Ils ont trouvé en Béatrice Lavit et Danielle Dhélias les équipières idéales. « On travaille avec eux depuis un moment dans la majorité départementale et on est complémentaires, bien que venant de milieux professionnels différents. Nous aurons un rôle déterminant. Ils vont porter leur voix à Paris, mais nous, on doit la maintenir sur nos territoires », assurent les deux élues.

Sous aucune bannière

La question de la représentation politique étant un élément capital d’une candidature, celle-ci s’est rapidement posée pour ces quatre-là. S’ils étaient attendus pour défendre les couleurs du parti socialiste, les élus préfèrent calmer le jeu en estimant « que leur candidature s’inscrit en dehors de la question des partis. » « On est membres de la majorité départementale, ce n’est pas un parti mais cela donne quand même une certaine idée de la politique. Les mouvements politiques sont mal en point et cela ne me réjouit pas. Il n’y a pas besoin de passer par eux pour exprimer la situation de notre territoire. Cette liberté de prise de position est indispensable pour nous. Au Sénat, il y a une multitude de groupes et si on est élus, on verra alors comment le paysage sénatorial se composera pour se lier à un groupe au sein duquel on a une entière liberté de voix », s’accordent les quatre protagonistes qui se sentent prêts à discuter et travailler avec tous.

« Il faut laisser les élus locaux décider de leurs territoires »

A entendre les candidats, la frustration de voir des zones rurales mal gérées a grandement motivé leur inscription à l’élection. Il faut garder en tête la spécificité de chaque territoire. « La transition écologique et la mobilité ne peuvent être étudiées de la même manière partout. On voit bien comment sont traités les territoires ruraux. On nous fait attendre, passer par des études sans fin. Il faut faire confiance aux élus locaux, notamment sur l’aménagement de l’espace. » Les élus promettent donc d’étudier les textes loi par loi, afin de privilégier ce qu’il y a de mieux pour le département et non de favoriser les idées d’un parti en question. Autre fort axe de leur candidature : l’accès au service public dans les petites communes. Un engagement qui, ils l’espèrent, emmènera vers un élan décentralisateur. Ils ont dorénavant sept mois pour rencontrer les maires et les délégués des conseils municipaux du département afin d’échanger et de les convaincre de leur démarche.

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