Déchets verts : 4156 signatures sur les pétitions et des contres-propositions

Lundi 13 mars, les maires des communes opposées à la suppression de la collecte en porte à porte des déchets verts se sont donnés rendez-vous à la mairie d'Agen. Avec en main plusieurs pétitions regroupant plus de 4000 signatures, ils ne perdent pas leur volonté de faire renaître le service de façon plus adaptée.

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La suppression de la collecte des déchets verts n’a pas fini de faire parler d’elle. Après s’être rendus directement sur le terrain samedi à la déchetterie de Boé, les élus opposés à cette suppression ont finalement été en mairie. Ce lundi 13 mars, les maires du Passage, de Boé, de Bon-Encontre, de Pont-du-Casse et l’opposition agenaise ont remis plusieurs pétitions au maire et président de l’Agglomération d’Agen. Des pétitions qui ont au total récolté 4156 signatures auxquelles se joignent d’autres venues des communes de Foulayronnes et Layrac. « Il s’agit de pétitions spontanées », a tenu à préciser Christian Delbrel, maire de Pont-du-Casse. « En mairie, nous n’avons pas mis de registres. Ce sont nos administrés qui ont décidé de les faire circuler. » 

« Une vraie discussion »

S’ils sont venus à la rencontre de Jean Dionis, le moment n’est pas à la discussion, seulement à la remise des pétitions. « Nous avions un temps accordé de 25 minutes, c’est trop peu, nous voulons avoir une véritable discussion », a déclaré Francis Garcia, maire du Passage d’Agen, qui avait déjà lui proposé de réduire la collecte plutôt que de la supprimer purement et simplement. « Nous voulons prendre le temps », a appuyé Christian Delbrel, « travailler à une alternative et adapter le dispositif. » 
Pascale Luguet, maire de Boé, et Laurence Lamy, première édile de Bon-Encontre, ont toutes deux rappelé l’importance de trouver ces solutions avant que la période de taille et d’entretien des jardins ne commence. « Nous allons rentrer dans le dur de la période, les problématiques vont ressortir », a également argumenté Laurent Bruneau, membre de l’opposition au conseil municipal. « Nous voyons déjà qu’il manque de benne en déchetterie », a rappelé Pascale Luguet en s’appuyant sur leur visite du samedi. « Ce dispositif n’était pas suffisamment anticipé. » 

Des améliorations plutôt qu’une disparition 

« Nous y sommes allés pour soumettre toutes ces lettres et les pétitions avant de demander un rendez-vous pour parler posément du sujet », explique Christian Delbrel. « Nous attendons donc un retour, mais Jean Dionis a promis que nous serions reçus. Ce sujet est important, car il touche directement nos administrés ». 
Pour faire avancer le dossier, les édiles ne se contentent pas seulement de transmettre des pétitions, mais également de proposer des solutions comme l’expose l’élu cassipontain. « Un dispositif à 52 rotations était dénué de bon sens. » Ainsi, les élus ont à l’esprit un dispositif allégé, à 6 ou 8 passages par an de mars à juin et en septembre et octobre. Un dispositif dont Francis Garcia avait été le premier partisan. Le principe : éviter les feux et dépôts sauvages dont certains élus sont déjà témoins sur leurs territoires. 
« Aujourd’hui, l’Agglomération villeneuvoise pratique une collecte en porte-à-porte avec 8 passages à l’année sur un ordre de grandeur équivalent à l’Agglo. Ceux qui ne sont pas concernés par le porte-à-porte bénéficient de broyage sur rendez-vous. » Le tout avec un coût global d’environ 75 000 euros et un marché d’insertion. « Nous arrivons avec des contre-propositions et souhaitons nous battre pour conserver un dispositif de proximité », continue Christian Delbrel. Une volonté portée par les quatre communes d’adapter plutôt que de supprimer. 

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