Sébastien Delbosq se lance dans la course aux sénatoriales pour le RN

Malgré sa défaite au second tour des législatives il y a presque un an, le candidat remet le pied à l'étrier en vue des prochaines élections sénatoriales. L'occasion, une fois pour toutes, de faire entrer la voix du RN au Palais du Luxembourg.

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Avec dix années de carrière en politique dans les bagages, Sébastien Delbosq peut se targuer de posséder une certaine expérience des élections. C’est simple, hormis les législatives de 2017 par souci de parité, l’Agenais de naissance n’en a tout simplement pas manqué une en tant que candidat, bien que pour l’instant en vain de succès à la clé. « On ne part jamais dans une élection pour perdre mais cela forge. Si je n’abandonne pas depuis toutes ces années, c’est pour, à mon tout petit niveau, faire des choses pour mon département et mon pays. Je vois la politique comme un tremplin pour apporter ma petite pierre à l’édifice qu’est mon territoire », commente-t-il. Une opportunité aussi non-négligeable qu’elle soit pour faire entrer son parti au Palais du Luxembourg, qui ne compte actuellement aucun sénateur sous la bannière du Rassemblement Nationale (RN). « Je pense que cela serait un juste retour que l’ensemble de la représentativité démocratique nationale soit un peu plus présente au sein de toutes les assemblées. »

Une approche différente

A l’instar de son concurrent de la majorité départementale Michel Masset, le conseiller régional lance sa campagne à l’aube du printemps et ce, à six mois des rendez-vous aux scrutins pour les grands électeurs. Cet engagement tient d’une décision mûrement réfléchie. « On aborde différemment cette élection. C’est une campagne où l’on ne va pas sur les marchés à la rencontre des gens, on ne fait pas de tractages comme on a pu faire aux législatives. Pour ma part, je vais envoyer un courrier à l’ensemble des maires du Lot-et-Garonne. Je vais proposer à cet ensemble, pour ceux qui voudront, d’aller présenter ma candidature et mon projet devant eux et leurs conseils municipaux s’ils le désirent », détaille Sébastien Delbosq qui a bon espoir de réaliser un maximum de rendez-vous. « Lors de mes déplacements aux côtés des deux députées du Lot-et-Garonne. Nombreux sont les élus locaux à nous remercier d’avoir des élus RN courtois, travailleurs, assidus et qui prennent le temps de discuter et de faire remonter certaines problématiques aux échelons politiques supérieurs », assure celui qui se décrit comme un amoureux du Lot-et-Garonne. Actuellement à la recherche d’une suppléante, l’homme de 36 ans souhaiterait être accompagné par une mairesse du département. Bien qu’ouvert à toute proposition, il aurait déjà ciblé « deux-trois édiles qui se reconnaîtront » et dont il n’attend plus qu’une d’entre elles se joigne à lui

« Faire entendre la voix du territoire »

Promettant d’être « loin du cliché du sénateur paresseux », Sébastien Delbosq compte bien faire entendre sa voix et celle de tout un département au Sénat. « Les élus locaux m’ont souvent rapporté leur sentiment de manque de considération et même d’oubli vis-à-vis des décisions politiques bordelaises et parisiennes. On sent un décalage avec les problématiques des maires ruraux. Ces gens-là n’ont pas d’interlocuteurs. Si je suis élu sénateur, ce n’est pas juste pour couper des rubans, mais pour faire remonter la voix d’un territoire. » Parmi les problématiques à faire remonter à Paris, le candidat cite : la facture énergétique, l’insécurité et le manque d’effectifs dans la gendarmerie et la police. Le désenclavement des territoires, l’état des routes, mais aussi les zones blanches, « dont on parle à chaque élection depuis dix ans, il n’y a rien qui est fait à ce sujet, c’est une catastrophe ». A présent, le candidat compte bien profiter en septembre de la cote de popularité croissante du parti localement, notamment passé de 180 à plus de 250 adhérents en moins d’un an.

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