SUA-Ville d’Agen-Aldigé : les derniers maux

Jean-Baptiste Aldigé est revenu sur le devant de l'actualité en affirmant avoir eu récemment des contacts avec le SUA LG et des promesses de soutien financier par la Ville d'Agen pour sa venue. Des propos qui ont secoué le club, comme la mairie agenaise.

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Depuis plus d’un an maintenant, le nom de Jean-Baptiste Aldigé, telle une comète qui passerait régulièrement dans l’orbite terrestre, revient souvent dans l’actualité de ce petit monde qu’est le SU Agen. Et rebelote la semaine dernière. En même temps, en attendait-on moins, alors qu’un Agen-Biarritz se profilait à Armandie la semaine dernière ? Le président du BO, qui quittera le club basque en fin de saison, a quelque peu marqué sa dernière sortie en date dans la préfecture du Lot-et-Garonne.

Si, sur le terrain, le SUA se voyait surpris par son opposant du soir (26-30), en dehors, le match se poursuivait en quelque sorte après la rencontre dans l’exercice de la conférence de presse. Jean-Baptiste Aldigé, invité à prendre la parole après, selon ses dires, avoir assisté à la seconde période dans la loge du maire d’Agen, faisait part de nouvelles informations.

L’apport financier qui fâche

En effet, bien que le projet voyant l’arrivée de ce dernier en compagnie de Louis-Vincent Gave à la tête du club agenaise n’était plus censé être d’actualité, Aldigé, lui, soutenait le cas contraire : « Je peux vous confirmer que le 1er février, il y a eu des contacts pour rejoindre le SU Agen la saison prochaine. Louis Gave, moi-même et des entrepreneurs du Lot-et-Garonne, on a fait une proposition avec beaucoup d’argent. En février, on nous a répondu que non, on préférait continuer comme cela. » S’ajoute à cela un supposé effort financier de la Ville d’Agen à hauteur de plusieurs millions d’euros, dans le cas où Aldigé débarquait avec le fameux groupe d’investisseurs en terre lot-et-garonnaise durant l’intersaison.

Des propos qui ont secoué les personnalités du club et de la Ville, à commencer par le président suaviste Jean-François Fonteneau, qui se disait « très surpris de tous ces millions derrière Aldigé sur le territoire. » Ne croit-il pas en ce qu’avance son homologue du Biarritz Olympique ou y croit-il avec amertume devant ce potentiel investissement soudain, alors que le club évolue avec un déficit structurel depuis plusieurs saisons ?

« Je démens ces propos ridicules et exorbitants »

Au maire d’Agen Jean Dionis, de jouer le rôle de pompier de service pour éteindre ce nouveau feu médiatique sur la tête du SUA LG. Un démenti a alors été adressé à la presse le week-end dernier. Il y est précisé que « Jean-Baptiste Aldigé aurait fait part qu’en cas de reprise par lui-même de la présidence du club, j’allais faire des efforts très importants à hauteur de 2 à 3M€ pour développer le budget du SUA de manière conséquente. Je démens absolument avoir tenu ces propos, ridicules et exorbitants. C’est un mensonge pur et simple. Je rappelle que j’ai pris le soin de ne m’être jamais exprimé publiquement sur les contacts, puis sur le contentieux entre Jeff Fonteneau et Jean-Baptiste Aldigé. Jamais. J’appelle d’ailleurs, et l’un et l’autre, au respect de la vérité. Sur le fond du sujet, à savoir la gouvernance du SUA, je veillerai à ce que la Ville d’Agen reste à sa place et rien qu’à sa place : celle de propriétaire des installations sportives et de partenaire financier important du club. »

En somme, le maire ne souhaite pas prendre part dans ce conflit qui dure entre les deux présidents. Difficile toutefois de démêler le vrai du faux dans cette affaire. Les tensions entre les trois parties sont-elles clairement affichées ? Pas de quoi épiloguer pour le directeur général du Sporting Thomas Léger, qui qualifie ce nouveau malentendu « d’épiphénomène ». Il poursuit : « Jean-Baptiste Aldigé s’exprime longuement sur le SUA, mais nous, on ne parle pas du Biarritz Olympique. Il peut générer des tensions avec ses déclarations, mais nous conservons une très bonne relation avec la Ville, comme l’Agglo d’Agen, qui nous soutiennent à fond. Il ne va pas détériorer nos relations et remettre en question le travail collectif. »

Alors, pendant que la saison sportive se termine peu à peu, de quoi mettre le feu aux poudres en interne ?

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