Après le départ des précédents occupants, le spot au bord du Lot verra bientôt s’installer de nouveaux pensionnaires.
Les Terrasses de la Cale constituent un vrai paradoxe. D’un côté, Villeneuve-sur-Lot tient là l’un des plus beaux emplacements du Lot-et-Garonne. Une vue imprenable sur la rivière en bord de bastide dans une configuration unique. De l’autre, une exploitation éphémère pas toujours simple pour les restaurateurs. Preuve en est, le turnover régulier depuis l’ouverture des cellules du site. Les trois derniers pensionnaires, à savoir le Terminus, la Bastide des Oliviers et le Bistrot de la Place, ne renouvellent pas l’expérience cette année. Les raisons invoquées sont multiples. Chiffre d’affaires pas à la hauteur des attentes et de l’investissement en personnel comme en matériel, concurrence des marchés gourmands, une exposition exacerbée aux aléas météo (canicule, pluie), une envie de se consacrer pleinement à son établissement permanent, des situations personnelles… Propriétaire du site, la municipalité villeneuvoise a donc renouvelé l’appel à candidatures pour dénicher de nouveaux restaurateurs. Et il semblerait, d’après nos informations, qu’elle tienne ses lauréats pour la saison 2026. La Ville semble vouloir apporter un vent de renouveau en misant sur des protagonistes aux propositions nouvelles avec un accent un peu plus festif. Une approche permise par un cahier des charges quelque peu assoupli vis-à-vis, notamment, de la période d’ouverture. Si les dernières étapes administratives sont encore en cours, les installations se profilent et les concepts se dessinent.
Une guinguette « Marinière » signée Alain Thouvenot
C’est un nom bien connu des Villeneuvois qui s’apprête à faire son retour cet été sur les bords du Lot. Ancien gérant du Tortoni, du Glacier et du Petit Paris, Alain Thouvenot avait pris du recul mais compte bien marquer les esprits cet été avec un tout nouveau projet, baptisé « la Marinière ». « Cela fait déjà plus d’un an que j’ai dans l’idée de créer une guinguette. J’avais pensé à d’autres lieux et puis on m’a proposé cette opportunité. Je me suis dit « pourquoi pas » », explique l’entrepreneur. Avec deux copains ainsi que sa compagne, il compte se positionner « sur un créneau que personne ne fait ». Leur idée de la guinguette repose sur un maître-mot : « la convivialité ». La terrasse de la Marinière ne sera pas pensée comme un lieu où l’on s’assoit à table pour plusieurs heures mais où les convives échangent, se mélangent. « On veut créer un endroit où tout le monde s’amuse, passe un bon moment, avec de la musique. Pas quelque chose de figé », explique Alain Thouvenot. Côté assiette, l’adresse n’aura pas vraiment de menu mais plutôt de quoi « grignoter », avec quelques thèmes déclinés tout au long de la saison. « On peut y venir pour l’apéro avant d’aller au restaurant, on peut venir après son dîner, ou bien sûr y passer toute la soirée. On ne sera pas concurrent de nos voisins des Terrasses mais complémentaires ». La Marinière ouvrira probablement trois soirs par semaine.
« Ô Délices des Zîles », de la Réunion à la cuisine tradi
Aux côtés de la bande d’Alain Thouvenot, Célia Troupel présente une seconde proposition. Connue pour sillonner le territoire avec son food-truck Ô Délices des Zîles et ses recettes réunionnaises, la jeune restauratrice compte s’installer du côté de la Cale. Si la caravane-cuisine aux accents créoles n’interrompra pas son périple sur les routes, sa déclinaison sédentaire entend asseoir sa position sur les berges du Lot autour d’un concept de brasserie traditionnelle. « Il y aura un menu comprenant trois entrées, trois plats et trois desserts. Il sera amené à évoluer au fil de la saison », précise Célia Troupel. Pièces du boucher, poissons grillés, grandes salades seront au cœur de la carte, agrémentés tout de même d’entrées réunionnaises, comme les accras ou les samoussas, et de cocktails exotiques. Un snacking sucré sera assuré l’après-midi. Ô Délices des Zîles vise une ouverture 6 jours sur 7, et notamment le dimanche, ainsi que des soirées « tardives ». Un sacré défi pour une équipe de trois personnes.
Un troisième établissement très bientôt en place
La dernière cellule est d’ores et déjà réservée. L’établissement éphémère qui prévoit d’ouvrir courant mai attend de régler les derniers détails administratifs avant de se révéler au public. Vous découvrirez son projet pour la Cale dans ces colonnes dans les prochains jours !







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