Avec deux sélections, le Lot-et-Garonne confirme sa place grandissante dans le paysage cinématographique français. Entre fiction historique et immersion documentaire, ces productions mettent également en lumière les décors et talents du territoire agenais sur les écrans du septième art.
L’Âge d’Or, réalisé par Bérenger Thouin, sera projeté en ouverture de Cannes Classics, une section dédiée au patrimoine cinématographique. Ce long-métrage, signé par un jeune réalisateur originaire du Lot-et-Garonne, a été accompagné par le BAT 47 (Bureau d’Accueil de Tournage du Lot-et-Garonne) et tourné en partie au château Saint-Denis à Sauveterre-Saint-Denis en mars 2025. Décrit comme « le portrait d’une femme forte et libre à travers le siècle » par le Festival lui-même, il est porté par ses trois acteurs principaux : Vassili Schneider, Souheila Yacoub et Yile Yara Vianello. Ce long-métrage mêle images d’archives et récit et réinvente le film d’époque.
L’histoire suit Jeanne Lavaur, une jeune femme au destin singulier traversant le XXe siècle en quête de défier son destin, allant de son enfance dans la boucherie de ses parents à son rêve de devenir comtesse. Entre guerres, voyages et passions, ce long-métrage explore le parcours de vie de la protagoniste.
Un documentaire agenais en compétition
Le documentaire La Détention, réalisé par Guillaume Massart, intègre quant à lui la compétition de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), une catégorie prônant la diffusion indépendante et la diversité cinématographique. Il sera également projeté en clôture de Cannes Docs. Produit par TS Productions, ce documentaire a lui aussi bénéficié du soutien du Département et de la Région, avec l’accompagnement du BAT47. Ce projet plonge au cœur de l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire à Agen (ENAP). Le réalisateur a suivi pendant deux ans une promotion d’élèves au sein de l’établissement.

Le synopsis évoque « des centaines de femmes et d’hommes qui apprennent le métier de surveillant où le doute se fait de plus en plus rare ». Plongé en immersion dans leur quotidien, ce film « ouvre les portes d’un milieu aussi fermé ». À travers ce sujet, Guillaume Massart met en place un huis clos institutionnel obligeant à voir « la machine kafkaïenne de la bureaucratie répressive ». « Toute l’intelligence du hors-champ » est utilisée dans ce documentaire permettant de mettre en avant les dysfonctionnements des institutions. Le film suit la parole des agent·es, leurs silences et les fissures d’un discours institutionnel confronté à la réalité du terrain.







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