L’étape était attendue par les défenseurs de la Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse. Ce mercredi 7 mai, à Toulouse, l’État et les collectivités partenaires ont signé le protocole officialisant le lancement opérationnel du projet. Une avancée majeure pour la future ligne, dont la desserte agenaise reste inscrite dans le cahier des charges.
Seul élu lot-et-garonnais présent lors de cette signature, le président de l’Agglomération d’Agen Olivier Grima a salué « un chantier désormais irréversible ». Dans un communiqué diffusé dans la foulée, l’élu affirme avoir échangé avec le Premier ministre Sébastien Lecornu au sujet des inquiétudes financières entourant encore le projet ces derniers mois. « Les appels d’offres seront lancés d’ici un mois, à hauteur de 500 millions d’euros », assure-t-il, rappelant également que l’accord prévoit « une pénalité d’un million d’euros par jour » si l’État ne respectait pas ses engagements.
« Nous ne sommes plus au stade du projet »
Pour Olivier Grima, la LGV est désormais entrée dans une phase concrète. « La ligne Bordeaux-Toulouse n’en est plus au stade de projet, mais bien de chantier », insiste-t-il, évoquant des travaux déjà engagés au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse. Selon lui, l’infrastructure représente un enjeu majeur pour le territoire agenais, tant sur le plan économique que démographique.
Le président de l’Agglomération défend notamment un impératif « d’égalité territoriale ». « Nous sommes le seul territoire français privé d’une liaison à grande vitesse avec Paris et les grandes métropoles régionales », estime-t-il. L’élu voit également dans la LGV un levier pour renforcer l’attractivité du Lot-et-Garonne et maintenir les jeunes actifs sur le territoire. « C’est un enjeu pour que notre jeunesse reste à Agen, pour attirer des entreprises et des emplois qualifiés », poursuit-il.
Un appel à l’unité politique
Alors que le projet continue de susciter des oppositions locales et environnementales, Olivier Grima appelle désormais les élus à « dire la vérité » sur un dossier qu’il considère comme définitivement lancé. « Il n’est plus temps de s’opposer à la LGV, mais de savoir si collectivement nous en ferons une chance pour l’Agglomération d’Agen », écrit-il. L’élu annonce également vouloir poursuivre la mobilisation afin d’obtenir « le plus d’arrêts possible » pour la future desserte agenaise.







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