Lancé il y a plusieurs années, le projet d’aménagement de la RN21 poursuit son avancée sur sa section Agen Nord. Depuis le 1er juin et jusqu’au 14 juin, une concertation publique est organisée sur la mise en compatibilité des Plans Locaux d’Urbanisme intercommunaux (PLUi) de l’Agglomération d’Agen et du Grand Villeneuvois.
Cette étape concerne les communes directement impactées par le futur tracé, parmi lesquelles figurent Bajamont, La Croix-Blanche, Foulayronnes et Pont-du-Casse. Un dossier de concertation ainsi qu’un registre sont mis à disposition du public dans ces communes et aux sièges des deux intercommunalités afin de recueillir les contributions écrites des habitants. Une première concertation publique menée en 2022 au titre du Code de l’environnement avait déjà eu lieu.
L’objectif de cette nouvelle phase est d’assurer la cohérence entre les documents d’urbanisme locaux et les contraintes techniques, environnementales et paysagères liées à la future infrastructure.
Un tracé pour fluidifier et sécuriser la circulation
Le projet vise à répondre à trois objectifs principaux : améliorer la sécurité routière, fiabiliser les temps de parcours et améliorer le cadre de vie des riverains. Chaque jour, près de 9 000 véhicules, dont environ 9,5 % de poids lourds, empruntent cette portion de la RN21. Un trafic qui engendre régulièrement des ralentissements, notamment aux heures de pointe, et qui contribue à rendre certains secteurs particulièrement accidentogènes.

Parmi les différentes solutions étudiées, c’est la « variante courte n°1 » qui a finalement été retenue. Le projet prévoit la création d’un tracé neuf permettant de contourner les bourgs d’Artigues et de Galimas grâce à une route à deux fois deux voies. Deux nouveaux giratoires seront également aménagés, l’un au niveau d’Artigues et l’autre à la côte de la Belette en direction de Bajamont. Un passage inférieur destiné aux piétons et aux cyclistes est également prévu afin de maintenir les liaisons est-ouest du territoire. Cette déviation devrait permettre de réduire la pollution sonore, d’améliorer la qualité de l’air dans les centres-bourgs traversés par la circulation et de fluidifier les déplacements sur cet axe reliant Agen à Villeneuve-sur-Lot.
Des adaptations nécessaires avant les travaux
La réalisation du projet nécessite toutefois plusieurs modifications des documents d’urbanisme. Les emplacements réservés au futur aménagement seront notamment étendus sur plusieurs communes. Certains espaces boisés classés seront également concernés par des déclassements limités, représentant au total un peu plus de 1 000 m² répartis sur le tracé. Pour limiter ces effets, l’État et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) appliquent la démarche ERC, pour « Éviter, Réduire, Compenser ».
Les habitants peuvent déposer leurs observations durant toute la durée de la concertation via un formulaire en ligne accessible sur le site dédié au projet ou par courriel à la DREAL. Les contributions recueillies seront analysées et intégrées au futur dossier d’enquête publique. Cette dernière, préalable à la déclaration d’utilité publique, est prévue courant 2027. Les travaux pourraient débuter à l’horizon 2030. Le coût du projet a été estimé à minima à 44 millions d’euros lors des dernières évaluations réalisées en 2021.







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