Agenais : l’usine Atemax reconnaît des dysfonctionnements, des travaux annoncés pour contenir les odeurs

Après un été marqué par de fortes nuisances olfactives, l’exploitant reconnaît des dysfonctionnements sur son site du Passage. Des travaux doivent débuter début 2027, tandis que la gestion des épisodes de fortes chaleurs reste à préciser.

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Les odeurs de l’usine Atemax vont-elles enfin connaître une accalmie durable ? Après un été particulièrement difficile pour les habitants d’Agen et des communes voisines, le maire d’Agen Laurent Bruneau affirme que la situation commence à évoluer. Mardi 22 septembre, le maire d’Agen s’est rendu sur le site de l’usine d’équarrissage du Passage, avec le préfet de Lot-et-Garonne, le maire du Passage et le président de l’Agglomération d’Agen. « Ils reconnaissent que la situation n’a pas du tout été une situation normale depuis le mois de juin jusqu’à aujourd’hui, et ils en ont conscience », indique Laurent Bruneau. Une première étape pour l’élu, qui avait saisi les services de la préfecture fin juillet face à des nuisances devenues particulièrement importantes dans la cité agenaise, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs.

Le biofiltre au cœur des investigations

Pour les situations ordinaires, un premier dysfonctionnement a été identifié autour du biofiltre de l’usine. Ce dispositif est justement destiné à traiter les odeurs avant le rejet dans l’atmosphère. « Ils l’expertisent actuellement, ils ne comprennent pas pourquoi il ne fonctionne pas, mais ils y travaillent », ajoute-t-il. À cela s’ajoute une autre source potentielle de nuisances : certains bâtiments du site ne seraient plus suffisamment hermétiques. L’exploitant s’est engagé à lancer un plan d’investissement au début de l’année 2027 afin de les rendre étanches aux odeurs.

Des travaux qui doivent donc s’attaquer directement à l’une des causes identifiées des nuisances, alors que les services de l’État avaient déjà effectué une inspection du site début septembre et que le préfet avait mis Atemax en demeure fin août concernant notamment la conformité des effluents de sa station d’épuration.

Le point noir des périodes de crise

Reste toutefois une question plus délicate : celle des épisodes exceptionnels, comme celui connu cet été. Car lorsque les températures grimpent fortement, les difficultés de l’usine semblent prendre une autre dimension.

Laurent Bruneau explique que les fortes chaleurs peuvent doubler les capacités de traitement à gérer pour l’entreprise. Lorsque les installations ne peuvent pas absorber ces volumes, des matières premières peuvent être stockées dans des camions stationnés sur le site, avec là encore des dégagements d’odeurs. « En situation de crise, on n’a pas encore eu de réponse précise de l’entreprise pour savoir ce qu’ils s’engageaient à faire. »

Le dossier est donc loin d’être refermé. Une nouvelle réunion doit se tenir début novembre, dans le cadre du suivi du site. Laurent Bruneau entend notamment obtenir à cette occasion le plan pluriannuel d’investissement annoncé par l’exploitant et les mesures prévues pour répondre aux différents dysfonctionnements.

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