Villeneuvois : la piscine de Sainte-Livrade transformée en théâtre de verdure

L'ancien temple de la baignade de l'Ouest-Villeneuvois fermé dans les années 90 a été reconverti en site d'accueil naturel. Un lieu qui ouvre de nouvelles perspectives, notamment culturelles.

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« Céline Dion devrait y faire étape entre ses concerts à Paris… » D’humeur espiègle, l’ex-député redevenu maire et président du Grand Villeneuvois, Guillaume Lepers, tenait à montrer tout le potentiel d’attractivité du nouveau théâtre de verdure à Sainte-Livrade-sur-Lot lors d’une visite de chantier. L’ouvrage est sorti de terre, c’est le cas de le dire, en l’espace de quatre mois à peine puisqu’il a été initié fin 2025. Qui a dit qu’on ne pouvait pas lancer de nouveaux projets en fin de mandat ? Celui-ci est l’un des derniers « bébés » de Pierre-Jean Pudal, ancien maire de Sainte-Livrade qui a vu André Forget lui succéder le 22 mars dernier. Au moment de présenter le théâtre de verdure en sa nouvelle qualité de premier édile, ce dernier a donc logiquement souhaité rendre à César ce qui appartient à César. Et pour cause. « Il y avait cette idée de rappeler l’histoire d’une ville romaine qu’est Sainte-Livrade », glisse Pierre-Jean Pudal. Cet amphithéâtre à ciel ouvert, mêlant harmonieusement la minéralité du béton et la végétation, reprend des codes antiques qui continuent à faire leurs preuves de nos jours. Casseneuil ou encore Fumel ont servi d’inspiration pour le maître d’ouvrage intercommunal.

Des spectacles à ciel ouvert

Pour la modique somme de 258 000 €, intégralement portée par la CAGV, Sainte-Livrade s’offre un nouvel équipement complétant les infrastructures de la commune. Le théâtre de verdure permet d’asseoir entre 450 et 500 personnes sur sept rangées de gradins dans d’excellentes conditions. « Cela n’a l’air de rien mais il y a une vraie technicité dans le maniement du béton pour arriver à ce résultat », rappelle Pierre-Jean Pudal. Au pied de ce quart de cercle, une scène d’environ 100 m2 taillée pour accueillir des représentations artistiques en tout genre, avec éclairage et accès à l’électricité. Un peu plus haut, un emplacement a été prévu pour des food-trucks. Le tout au cœur d’une zone arborée… où se trouvaient les vestiges, pas vraiment d’époque romaine, de l’ancienne piscine. Fermé au public au début des années 90 puis détruite par un incendie en 1999, le vieux bassin n’avait rien d’un atout patrimonial à préserver. En revanche, sa situation géographique demeurait stratégique, à quelques pas de la salle polyvalente Charles-de-Cacqueray, du collège Paul-Froment et de l’école Boudard. Les élus imaginent déjà l’avenir de cette friche reconvertie : des spectacles à la belle étoile pendant les beaux jours avec possibilité de repli dans la salle mitoyenne en cas de mauvaise fortune météo, ou encore un agréable spot de pique-nique pour les familles et les étudiants. « Ce doit être un lieu de vie pour les habitants », résume le maire André Forget.

Le nouveau théâtre de verdure livradais vient dégager de nouveaux horizons pour la culture sur le territoire, répondant à certaines exigences que les autres espaces publics ne pouvaient satisfaire. Sur la même parcelle de terrain le long de l’avenue Jean-Moulin, un autre chantier se prépare, celui de la future maison de santé.

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