Face à Rouen, l’instant de vérité

A cinq journées de la fin du championnat, c'est un match capital que s'apprête à jouer le SU Agen contre Rouen, face à un concurrent direct pour le maintien. Les coéquipiers de Vincent Farré ont l'occasion de faire un pas décisif pour se sauver. À condition de répondre présent sur le terrain.

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La saison du SU Agen va se jouer en partie ce vendredi soir, sur sa pelouse, à l’occasion de la réception de Rouen. Dans la lutte pour le maintien, les regards risquent en effet d’être braqués sur le Stade Armandie où le douzième reçoit le quatorzième, que seuls cinq points séparent. Un match d’une telle importance que les Agenais semblaient déjà l’avoir en tête la semaine dernière, sur la pelouse de Montauban, tant ils ont été absents des débats durant près d’une heure. « Je suis très déçu du visage que nous avons montré là-bas, aus-si bien l’équipe que moi-même, concède le capitaine Vincent Farré. Il ne faut pas se cacher, nous étions allés à Montauban pour gagner et avoir le moins de pression possible face à Rouen. On avait bien bossé la semaine avec les coachs mais je pense qu’on s’est mentis à nous-même. » C’est ainsi que la pression a fait son retour du côté d’Armandie, bien que la situation agenaise reste la même qu’avant le match. Bourg-en-Bresse, premier relégable, s’étant également incliné lors de la dernière journée, le SUA garde en effet ses neufs points d’avance sur la zone rouge. Ce sont les Rouennais qui sont parvenus à tirer leur épingle du jeu en allant chercher un précieux et surprenant succès sur le terrain de Vannes. Les Normands comptent désormais quatre points de plus que les Bressans et ont donc l’occasion, en venant faire un coup à Agen, de maintenir voire d’accroître cette avance. « La pression est sur nos épaules car on sait que c’est le match pour le maintien, reconnaît le capitaine. Nous avons perdu le match aller à Rouen et ils sont sur une bonne dynamique grâce à cette dernière victoire. C’est une véritable finale que nous allons jouer. » Reste à savoir si les Agenais sont armés psychologiquement pour livrer ce qui s’annonce comme une grosse bataille. « Nous aurions pu être sereins mais on se retrouve à travailler dans le négatif suite à cette défaite », souffle Vincent Farré.

L’appel du capitaine au peuple agenais

Il faudra pourtant repartir de l’avant pour ne pas enchainer les déceptions. Pour briser cette spirale négative, les Agenais peuvent tout de même s’appuyer sur leur fin de match à Montauban. « Il faut retenir nos dernières minutes car on aurait pu gagner avec ce ballon qui meurt à deux mètres de la ligne, rappelle le troisième ligne. Je suis content du banc et de l’apport que ces joueurs ont amené. Il y a du positif dans ce qu’on a fait et sur lequel on peut s’appuyer. » On le sait, l’équilibre agenais est instable même si l’apport de Bernard Goutta semble avoir fait du bien aux joueurs. « Depuis son arrivée, nous sommes mieux dans notre jeu et dans notre comportement et il ne faut pas tout remettre en cause, estime Vincent Farré. C’est d’ailleurs pour ça que les coaches nous ont fait part de leur déception et de leur frustration car ça freine notre ascension. Nous allons quand même nous appuyer sur nos bases et mettre tous les curseurs au maximum. » Dans ce moment crucial, les Agenais auront besoin de rester solidaires et disciplinés. Ce sera la clé de la réussite car en face, des Normands décomplexés ne feront aucun cadeau aux Bleu et Blanc. La ferveur du Stade Armandie aura également toute son importance, pour cet avant-dernier match de la saison à domicile. « Le public aura un rôle primordial, juge Vincent Farré. On fait ce sport pour se faire plaisir mais aussi pour en donner aux gens. On a besoin d’un Armandie plein avec beaucoup d’ambiance pour l’emporter. Cela fait deux ans qu’on bouffe de la merde (sic), on a besoin de notre public pour valider nos progrès et prendre un gros bol d’air. » Avec un calendrier plutôt défavorable sur cette fin de saison, ce match contre Rouen est indéniablement celui qu’il ne faut surtout pas rater. En pleine tempête depuis plusieurs mois, le SU Agen est à la croisée des chemins. Plus qu’une saison et un maintien à obtenir, c’est tout un club que les quinze Agenais, leurs remplaçants et le staff devront sauver ce vendredi soir.

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