Législatives : balle au centre pour Olivier Damaisin

Elu en 2017 parmi la vague de députés La République en Marche (LREM), Olivier Damaisin briguera un deuxième mandat sur la circonscription de Villeneuve-sur-Lot. Membre du parti Alliance Centriste, il a reçu son président en fin de semaine dernière.

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Il ne fait aucun doute qu’Olivier Damaisin, député sortant, briguera un deuxième mandat sur la troisième circonscription de Lot-et-Garonne. Arrivé à l’Assemblée nationale en 2017 sous l’étiquette La République en Marche (LREM), l’élu a aussi rejoint en 2018 l’Alliance centriste, un mouvement au sein du parti de la majorité. C’est dans ce cadre qu’il a reçu en fin de semaine dernière Philippe Folliot, sénateur du Tarn et président de ce parti. La rencontre a eu lieu au sein de l’Agora de Penne d’Agenais, du maire Arnaud Devilliers, responsable départemental de l’Alliance centriste. « J’avais fait la promesse à Arnaud de venir à Penne, explique Philippe Folliot. L’Agora est un lieu exceptionnel, bien réfléchi et bien conçu. A titre de comparaison, nous n’avons pas d’équivalence dans le Tarn. En milieu rural, il faut de la polyvalence et mutualiser les équipements. » Un élément sur lequel ne peut qu’abonder Olivier Damaisin : « La mise en place des maisons France Services, qui est ici intégrée à l’Agora, est l’une des réussites du dernier quinquennat. En ruralité, nous avions des services au plus bas qui, maintenant, rouvrent. L’un des signes de cette dynamique est la nomination d’un secrétaire d’Etat à la ruralité, dans le gouvernement de Jean Castex. Cela n’avait pas été vu depuis 25 ans. »

Un député « loyal et libre »

Philippe Folliot, qui dit son parti de la majorité présidentielle « loyal mais libre » , dresse un portrait très flatteur d’Olivier Damaisin : « J’ai été député pendant 17 ans et j’ai vu passer de nombreuses stars dans les médias et qui n’existent plus aujourd’hui. J’estime qu’il y a deux catégories de parlementaires. Ceux qui viennent dans la circonscription pour être le porte-voix de Paris et qui sont dans un schéma d’approbation systématique. Puis il y a ceux, plus rares, qui représentent leur territoire à Paris. Olivier en fait partie. Je l’ai vu se battre sur de nombreux sujets comme les retraites agricoles, la démographie médicale, les enjeux industriels ou encore la défense du service public. J’estime qu’il a toutes les chances et qualités requises pour être réélu. » Dans un département qui a placé Marine Le Pen en tête, pour la première fois sur les deux tours de la présidentielle, les trois députés sortants de la majorité auront du pain sur la planche pour conserver leur siège à l’Assemblée. « Sur le sujet des retraites agricoles, si je ne m’étais pas emparé du dossier, la loi n’aurait pas été votée. J’ai dû convaincre ma majorité pour que ce soit le cas, soutient Olivier Damaisin. Sans prétention, si un député n’a pas fait mon boulot sur le terrain, c’est sur que la partie est loin d’être gagnée. De mon côté j’ai de très bons retours et j’ai rencontré de nombreuses personnes qui m’ont assuré qu’elles voteraient pour moi, bien qu’elles aient choisi Marine Le Pen il y a quelques semaines. » Pour Philippe Folliot, c’est un choix binaire qui est proposé aux électeurs de la circonscription, soit la voie de l’opposition, soit « une candidature de rassemblement au niveau territorial avec un député loyal et libre avec Olivier. »

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