Les protections périodiques distribuées gratuitement dans cinq collèges du département

Le 9 septembre marque le début d'une phase expérimentale en Lot-et-Garonne. Cinq collèges possèdent des distributeurs de protections périodiques gratuites. Un dispositif qui pourrait être étendu dans le futur.

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C’est un projet qui faisait partie des engagements de la Présidente du Conseil départemental, Sophie Borderie, ainsi que de la Vice-présidente en charge de l’égalité femme-homme, Marylène Paillarès. Toujours dans l’idée de trouver des solutions pour résoudre les problèmes de précarité menstruelle, ce dispositif avait été soumise le 3 mars dernier aux chefs d’établissements du département. Un groupe de travail avait alors été formé pour mener à bien ce projet durant les derniers mois, et ce, afin qu’il soit prêt pour la rentrée 2022. Ce plan, qui prend racine en tant que grande cause départementale, s’est formé sur les retours d’expériences des départements voisins. En France, 20% des femmes ont déjà été confrontées à la précarité menstruelle. De plus, 130 000 jeunes filles manquent la classe régulièrement par manque de protection périodiques. Ainsi, le collège Ducos-du-Hauron d’Agen, Didier Lamoulie de Miramont-de-Guyenne, Paul Froment de Sainte-Livrade sur-Lot, Armand Fallières de Mézin et Anatole France à Villeneuve-sur-Lot ont été sélectionnés. Depuis la rentrée, ces différents établissements scolaires sont munis chacun de deux distributeurs de protections périodiques gratuites. L’inauguration avait lieu dans l’antre de Ducos-du-Hauron. Ici, un distributeur a été placé dans les bureaux de la vie scolaire, et l’autre dans les sanitaires des filles. Les protections périodiques présentes à l’intérieur sont jetables. La prise en charge de ces distributeurs et protection est assurée par le Conseil départemental.

Des élèves « agréablement surprises »

Sur les bases de la saison 2021/2022, cette opération concernerait plus de 2 000 élèves sur les cinq collèges. Dans un souci de sensibilisation des jeunes générations, Mme Coste-Renou, l’infirmière du collège agenais, est allée à la rencontre de toutes les classes de la 5e à la 3e de l’établissement. « Je leur ai expliqué pourquoi nous faisions cela et pourquoi c’était important. S’il y avait un peu de gêne, les élèves étaient globalement agréablement surpris par ce dispositif », raconte-t-elle. Une opération que l’infirmière voit comme une aubaine : « Je donnais déjà des protections périodiques à l’infirmerie, mais il fallait sortir de ce cadre fermé, presque secret, justement parce que c’est un sujet de société majeur. » Un premier bilan sera effectué avant les vacances de Noël. Si l’expérience s’avère être une réussite, le projet pourrait alors être généralisé dans le département.

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