Un hôtel 3 étoiles en construction à Estillac

Un projet d’hôtel 3 étoiles va voir le jour d’ici le mois de juin à Estillac, à deux pas de Walygator et à mi-distance des deux échangeurs autoroutiers.

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L’offre hôtelière s’étoffe en Agenais. Alors que deux hôtels quatre étoiles vont prochainement voir le jour, un établissement trois étoiles est, lui, est en train de sortir de terre du côté d’Estillac. Il sera situé sur le rond-point allant vers Roquefort, à proximité immédiate de Walygator et à égale distance des deux échangeurs autoroutiers. Derrière le projet, un groupe d’investisseurs dont certains ont déjà participé à la création d’hôtel à proximité des péages de Damazan et Samazan. Parmi eux, on retrouve Bernard Miner. Aujourd’hui à la retraite, après une longue carrière dans le bâtiment, il est à la tête de la société créée pour la construction de l’hôtel d’Estillac. « J’avais réalisé une étude de marché sur l’Agenais qui m’avait donné de bons résultats pour créer un établissement d’environ 70 chambres, explique l’investisseur. Cela fait 20 à 25 ans qu’il n’y a pas eu d’hôtel neuf à Agen. Il y avait à chaque fois beaucoup de rénovation à faire. Dans ce laps de temps, les normes ont beaucoup changées. Il faut maintenant la climatisation, la piscine, mais aussi des chambres très bien isolées. Nous aurons aussi deux salles de réunion. J’ai donc trouvé des actionnaires pour entrer avec moi dans ce projet, parmi lesquelles le vendeur du terrain lui-même. »

68 chambres pour l’équivalent de 195 couchages

Les travaux vont bon train, la maçonnerie du quatrième et dernier étage étant achevée. Les deux premiers niveaux étant hors d’eau et hors d’air, l’aménagement intérieur peut y débuter. Bernard Miner veille à ce que le calendrier soit tenu, en étant très régulièrement présent sur le chantier. L’ouverture est estimée d’ici le début du mois de juin, avec une douzaine d’embauches à la clé sur des postes de réceptionniste, femme de ménage ou veilleur de nuit. L’entrepreneur peut aussi compter sur l’expérience acquise à Damazan et Samazan pour savoir ce qui fera la réussite de l’établissement. « A chaque fois, on a pu voir ce qui allait bien ou moins bien. J’ai aussi voulu avoir trois hôtels pour mutualiser certaines choses comme par exemple, un homme à tout faire qui peut se déplacer pour réaliser le petit entretien. Idem pour les achats ou la comptabilité, on peut le faire de manière groupée. Il est également possible de s’envoyer des clients si l’un des établissements est complet. »

Pas de bruit et une literie confortable

Bernard Miner sait par exemple qu’il ne proposera pas de restauration, comme cela peut être le cas sur l’Hôtel de la Confluence, à Damazan. « Ce sont deux métiers complètement différents et on veut laisser la possibilité à un véritable restaurateur de s’implanter à proximité. Du reste, nous proposerons quelque chose de simple à nos clients avec des bocaux de qualité, qu’ils auront la possibilité de faire réchauffer dans leur chambre. » L’hôtel d’Estillac sera également à la pointe des dernières exigences réglementaires avec notamment des panneaux photovoltaïques qui permettront de couvrir 50% de la consommation d’eau chaude.

2 100 m² de surface intérieure sur un terrain de 6 000 m²

« Ce qu’il faut globalement retenir, c’est que les gens ne veulent pas de bruit et bien dormir. Nous aurons donc une literie de très grande qualité. Les fenêtres sont munies de 4 verres et font 44 cm d’épaisseur. C’est très important car l’autoroute n’est pas loin et d’ici quelques années, la LGV passera juste à côté. » Le groupe d’investisseur a pu compter sur l’expérience du cabinet d’architecte François de la Serre pour prendre en compte l’ensemble de ces éléments. Pour cet établissement, l’Agenais a d’ailleurs choisi une forme différente des deux premiers hôtels sur lesquels il était aussi intervenu avec, cette fois-ci, une allure du style séchoir à tabac.

Des appartements avec kitchenette

Reste maintenant à commercialiser l’ensemble. Près de 5M€ d’investissement ont été nécessaires (4,3 M€ pour la construction et 700 000 € pour les frais d’exploitation), entièrement assumés par les investisseurs, à l’exception d’une subvention de 100 000 € accordée par la Région Nouvelle-Aquitaine. Il faudra donc très vite trouver une rentabilité. « En général, un hôtel marche bien la semaine et nous avons des trous le week-end. Nous comptons sur la proximité avec Walygator pour parvenir à combler ces manques pendant six mois. » L’hôtel comptera au total près de 68 chambres pouvant coucher près de 195 personnes. La surface totale est de 2 100 m² répartie sur quatre niveaux et le rez-de-chaussée. Le terrain fait lui 6 000 m², une aire indispensable pour implanter un important parking d’une centaine de places, dont une douzaine réservée aux véhicules électriques.

5M€ d’investissements dont 4,3M€ pour la construction et 700 000 € pour l’exploitation

« Pour s’en sortir, nous devrons réussir à marger, donc le directeur doit aller démarcher les entreprises du secteur afin de vendre des salles de réunions, mais aussi une chambre pour un client en déplacement. Avant en hôtellerie, on attendait le client. Maintenant, c’est terminé. » L’un des principaux atouts de cet hôtel, c’est aussi sa modularité. « Nous avons une douzaine de petits appartements équipés de kitchenette. Ils sont pratiques pour des gens venant à la semaine, en formation ou pour travailler mais aussi pour des familles avec des chambres communicantes. Comme on ne fait l’entretien qu’une fois par semaine, nous sommes en mesure de faire un prix. » Voilà de quoi rajeunir l’offre hôtelière en Agenais.

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