Une école de sertissage en joaillerie ouvre ses portes à Agen

L’offre de formation en Lot-et-Garonne continue de s’enrichir. D’ici quelques mois, une première promotion d’aspirants sertisseurs démarrera ses cours dans la toute nouvelle école de sertissage de Jeremy Boueilh.

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Sertis clos, sertis à griffe, or et pierres précieuses… Tous ceux-ci n’auront bientôt plus de secrets pour les premiers élèves de l’école de sertissage, première du genre en Lot-et-Garonne, d’Agen. La ville rejoint ainsi le cercle restreint des villes proposant cette formation, huit en France. Fondée par Jeremy Boueilh, joaillier, sertisseur dont le travail est reconnu par des grandes maisons du milieu (Cartier, Van Cleef & Arpels…), les futurs élèves suivront trois mois de cours au 88 rue Lafayette, dans le cœur d’Agen, pour acquérir le savoir-faire recherché par les maisons de joaillerie afin de produire des bijoux de luxe. «J’ai grandi à Agen et j’y ai encore de la fa- mille. Je me suis dit que c’était le bon moment pour y revenir et concrétiser mon idée», ex- plique le joaillier, ancien formateur chez Cartier.
Un monde dans lequel a évolué Jeremy Boueilh de longues années avant de créer sa marque de bijoux éponyme. Ayant grandi à Agen, il a choisi la préfecture lot-et-garonnaise pour y fonder sa première école. « L’école sera focalisée sur le sertissage de pierres précieuses et semi-précieuses », explique l’école. « Nos élèves seront notamment formés à l’utilisation des machines GRS GraverMax ». L’outil utilise une technologie de frappe pneumatique pour graver des motifs et des dessins précis sur les métaux, ainsi que pour sertir des pierres précieuses et utilisées, là aussi, par de grandes maisons comme Cartier, Tiffany & Co., Bulgari, Van Cleef & Arpels, Graff Diamonds, Buccellati, Boucheron. « C’est une formation très demandée chez les artisans joaillier et sertisseurs en ce moment », avance l’établissement.

Trois mois de formation

Une formation de trois mois, avec un certain coût. 18 000 euros pour 455 heures de cours. « C’est un investissement », reconnaît l’école. « Mais, à la sortie de ces trois mois, les élèves seront prêts à entrer directement dans le monde du travail. En sortie de formation, un sertisseur touche autour de 1800€ nets en France et 4500€ en Suisse. » Et si le Lot-et-Garonne n’est pas une terre de débouchées d’emploi pour les joailliers, les postes pullulent à Paris dans les grandes maisons (toujours Cartier et Van Cleef) mais aussi aux alentours de Lyon et chez nos voisins Helvètes. « C’est un investissement. Quand on regarde, sur les deux ans d’un CAP bijouterie-joaillerie, on est sur un investissement équivalent en prenant tout en compte. Ici, on est sur une formation accélérée. » 

Et pour rejoindre cette école ? Pas besoin de formation particulière au préalable. Qu’importe le niveau d’étude, l’école se veut ouverte à tous les profils. « Nous avons dix places avec cinq requises au minimum. Chaque élève disposera de son propre espace de travail et d’une machine Gravermax sur lequel s’entraîner en suivant l’enseignement de Jeremy Boueilh ». D’ici le mois de juin, l’école devrait même bénéficier d’une certification Qaliopi, faisant d’elle un établissement dispensant un diplôme reconnue par l’état.

Renseignements //

Ecole française de sertissage 

Au 88 rue Lafayette à Agen

ecolesertissage.com 

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