SUA : en Sébastien Calvet se cache-t-il le visage de l’homme providentiel ?

Sébastien Calvet sera-t-il le prochain entraîneur du Sporting ? Des discussions et hypothèses tournent actuellement autour du manager de l'équipe de France U20. Passé par le SUA en tant que responsable de la formation, ce dernier possède un sacré CV et peut-être le profil idéal pour redorer le blason de la maison bleue et blanche.

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crédit photo // Fédération française de Rugby

Alors que, dans le cadre des Six Nations U20 2024, il obtenait un premier succès avec les Bleuets vendredi dernier en Ecosse, Sébastien Calvet animait aussi les revues de presse lot-et-garonnaises la semaine dernière. Bien qu’installé à la tête de l’équipe de France U20 depuis près de deux ans, l’homme était pressenti pour reprendre les rênes du SUA la saison prochaine. Le président suaviste Jean-François Fonteneau confirmait même avoir échangé avec ce dernier à ce sujet, précisant toutefois que rien n’était encore fait. Si Dave Ryan, Barry Maddock et Adel Fellah assurent le management des troupes depuis le départ de Bernard Goutta, le club se tenterait bien donc à chercher un nouvel homme de main. Rien de sûr pour le moment, certes, mais le club ne s’interdit pas de prospecter.

Et le président Fonteneau aurait eu la logique de chercher auprès de ceux qui ont alimenté les fondations du club ces dernières années. Car si le parcours de Sébastien Calvet s’est longtemps articulé chez nos voisins du Tarn-et-Garonne (voir infographie en bas d’article), ce dernier a tout de même dirigé l’Académia et l’équipe Espoir agenaise entre 2014 et 2018.

Il a déjà connu le succès à Agen

Pendant son récent parcours chez les jeunes des « Bleu et Blanc », Sébastien Calvet a notamment participé, à l’aide d’une petite génération dorée, à la remontée du centre de formation parmi les meilleurs en France. En 2017, le centre était le meilleur chez les clubs de Pro D2. L’année suivante, la distinction s’étend à ceux de Top 14, l’Académia devenant « La » référence dans l’Hexagone à l’époque. Alors que les jeunes espoirs affichaient le statut de prétendants au titre suprême chaque année, les cadets Alamercery finissaient même champions de France en 2017 et les juniors Crabos, eux, atteignaient la finale la même année. Un succès qui s’accorde à l’ensemble des responsables entraîneurs et joueurs de l’Académia durant ces années, mais tout cet environnement restant encadré entre les mains de Sébastien Calvet. « C’est un homme de terrain qui a oeuvré pour un projet de jeu commun à l’ensemble de la formation SUA », témoigne Frédéric Bourdeilh, qui l’a côtoyé deux années, alors qu’il était déjà entraîneur des Crabos. Calvet a donc toujours vu la formation et la propulsion des jeunes au plus haut niveau comme un leitmotiv professionnel et ce n’est certainement pas un hasard s’il lui a été confié en 2021 le poste de manager France Jeunes, puis celui de manager des Bleuets, avec qui le succès a été immédiat (champion du monde en 2023).

Une philosophie Calvet cohérente au SUA

Et ne serait-ce pas aujourd’hui ce dont le SUA, 9e de Pro D2, a plus que jamais besoin ? Recréer un projet autour de ses jeunes. Si le centre de formation connaît quelque peu un creux ces derniers temps, il a néanmoins pu transférer des joueurs vers l’équipe première ces deux dernières années. Aujourd’hui, les noms de Garrigues, Gayraud, Lebian, Burin, Bonnet et bien d’autres, font partie des plus plébiscités en matière de performances abouties. « Si un club est limité financièrement, il ira toujours mieux quand une génération dorée arrivera à éclore. Il y a eu ma génération à moi, puis celle de Miquel, Béthune etc… Et enfin, celle qui arrive. S’il y a bien un moyen de tirer le club vers le haut, c’est de miser sur la formation. » Et celui qui vous dit ça, c’est ni plus ni moins que Mathieu Lamoulie, qui porte les couleurs du SUA depuis 18 ans.

Plébiscité par ses pairs

Alors, si Agen ne parvient pas à trouver la formule en seconde division avec des vieux briscards, qu’est-ce qui l’empêche d’essayer avec un maximum de ses jeunes prometteurs. Après tout, qui ne tente rien n’a rien et il faut bien que les jeunes aussi se fassent les dents sur le rugby de haut niveau, avec ses échecs et ses succès pour mieux apprendre. Sébastien Calvet peut-il incarner et encadrer ce renouveau ? « C’est quelqu’un de très humain qui pousse pour la formation des jeunes rugbymans. Ne serait-ce que par le parcours qu’il a eu, il a prouvé qu’il y a un réel intérêt », confirme Mathieu Lamoulie, qui l’a connu dès les catégories de jeunes dans sa formation rugbystique. Pour Frédéric Bourdeilh, le profil est validé : « A condition qu’il s’entoure bien et qu’il sache gérer les égos des professionnels, c’est quelqu’un qui pourrait totalement relever le club à beaucoup d’échelles. Il a tout ce qu’il faut, en plus de connaître la maison et son fonctionnement. Il a déjà prouvé par le passé qu’avec du temps, il pouvait créer des fondations solides ».

Si le projet venait à voir le jour, Agen suivrait la méthode Piqueronies, à qui Calvet a succédé à la tête des Bleuets. Après avoir été champion du monde à deux reprises avec les U20, le natif du Cantal a depuis pris la direction de la Section Paloise où il s’épanouit pleinement aujourd’hui, à en voir les résultats de l’équipe. Sébastien Calvet pourrait-il venir seul, ou viendrait-il accompagné de son staff, propulsant Dave Ryan et ses troupes sur un siège éjectable ? Pour l’heure, nous ne pouvons que théoriser, à suivre donc.

Sébastien Calvet, en un CV professionnel // Infographie Quidam l’Hebdo

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