Villeneuve-sur-Lot : les riverains du futur pôle zéro-déchet font toujours face au projet

Alors que sur le lieu-dit Lasplantes, à proximité de Villeneuve-sur-Lot, l'implantation du pôle zéro-déchet avance à grands pas, les riverains habitant à proximité, eux, dénoncent à nouveau ce projet qui « présente de lourdes lacunes ».

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Presque un an après une première réunion publique qui avait laissait apparaître moult tensions chez les riverains du lieu-dit Lasplantes, les voilà de retour pour faire entendre leur mécontentement. En ce mois d’avril, la période fait écho à la fin de l’enquête publique du projet. Pour rappel, on parle-là d’un des projets les plus importants de l’actuelle mandature à la CAGV. Ce pôle zéro-déchet aura pour objectif de respecter les obligations de réduction de 50% des déchets ultimes (les déchets ne pouvant plus être valorisés, NDLR) d’ici les prochaines années, une véritable révolution sur l’agglo, qui compte aujourd’hui quatre déchetteries : le Lédat, Sainte-Livrade-sur-Lot, Laroque-Timbault et dans la zone industrielle villeneuvoise du Rooy. Ainsi, le pôle zéro-déchet fera office de réponse aux nombreuses problématiques rencontrées, en « rassemblant en un seul lieu l’ensemble des déchets, qui seront par la suite valorisés en ressources », mais ça, c’est en tout cas que l’agglomération assure, car pour les riverains domiciliés à proximité du site (route de Lalande au lieu dit Lasplantes à la place du garage TUCOM), les défauts sont nombreux : « Nous ne sommes pas contre une « zone zéro déchets », qui apporterait une réponse à un besoin public, mais le dossier porté présente de lourdes lacunes dans sa conception. Le projet consistant à déplacer l’actuelle déchetterie du Rooy, a été annoncé en mars 2021 par des articles sur le bulletin municipal, en omettant à chaque fois une partie du projet. Il ne s’agira pas d’une simple déchetterie où seront collectés les déchets classiques avec un centre de recyclage, mais également d’un site de dépôts de déchets verts, de bois et de gravats, qui seront stockés et broyés sur place », estiment-ils.

Les nuisances encore et toujours

Comprenez-là qu’une fois de plus, les possibles nuisances sont les cibles des critiques : «  Les nuisances de ces activités, semblent pour les protagonistes anodines, donc inutile d’en parler. Ce sont elles qui impacteront le plus tous les riverains voisins du site notamment par les poussières de gravats dite silice cristalline, qui sont volatiles jusqu’à vingt kilomètres et cancérigènes. En plus de la poussière, les concasseurs à béton et broyeurs à bois et déchets verts, utilisés vont produire du bruit et des vibrations. »

En réponse à cela, la CAGV avait prévu de un certain nombre de mesures pour faire face à ces problèmes : activités de broyage raréfiées et centralisées sur les plateformes, afin que les résidus et poussières retombent droit dans l’établissement et non en périphérie de la zone ; organisation spatiale du lieu a aussi été pensée pour limiter les risques d’incendies, ainsi que pour rentabiliser la gestion des eaux de ruissellement sur place ; aménagements d’écrans de végétalisation pour « masquer » l’infrastructure aux yeux des riverains.

La crainte d’une ancienne décharge

Pour autant, pas de quoi convaincre les riverains de la dizaine d’habitations à proximité du futur pôle. Ces derniers ont étudié minutieusement le sujet dans les moindres détails : « Le point crucial est qu’une partie du site, là où sont prévus le traitement du bois et des gravats, la circulation des camions pour approvisionner les concasseurs, repose sur l’ancienne décharge à ciel ouvert de l’agglomération. Celle-ci a été ouverte dans les années 70, a été mise hors d’activité au début des années 80, et comblée. Dans le dossier soumis à enquête (du 18 mars au 17 avril), ce point n’est aucunement abordé et complètement ignoré », pointent-ils du doigt. Ainsi, le groupe de riverains craignent un surcoût dans le projet en rapport à une loi « qui exige de dépolluer une zone avant toute nouvelle activité. Ce surcoût va impacter les impôts des contribuables de la CAGV. »

Enfin, si l’Agglo souhaite engager les travaux dès cet été, les riverains eux : « attendent un autre projet qui doit être présenté par les élus en responsabilité du bien commun ».

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