« Nous avions inscrit dans notre programme cette volonté d’embellir la ville par l’art », rappelle Dorian Janray, adjoint au maire chargé du Commerce. « Et nous sommes d’autant plus heureux d’accueillir cette exposition qu’elle met à l’honneur un artiste local. »
Originaire de Villeneuve-sur-Lot, Christian Rampnoux entretient d’ailleurs un lien particulier avec Agen. « J’ai toujours eu une petite affection pour cette ville », sourit-il, évoquant ses souvenirs d’enfance, les petits-déjeuners pris à l’ancien hôtel Regina ou encore les balades jusqu’à l’Ermitage et au pont-canal.
Un travail artisanal « de A jusqu’à Z«
Sculpteur depuis plus de cinquante ans, Christian Rampnoux réalise lui-même l’intégralité de ses œuvres selon des techniques héritées des maîtres du XIXe siècle. « Je fais tout de A jusqu’à Z », insiste-t-il. Chaque sculpture débute par un modelage en terre pouvant nécessiter jusqu’à 180 kilos de matière, « avant un long travail de moulage puis de tirage en résine polychrome », poursuit-il Ses personnages féminins, inspirés des années 1950 et 1960, oscillent entre art déco et pop art. « J’aime le corps féminin, les ambiances rétro, les couleurs vives », confie-t-il. Des œuvres à la fois poétiques, ludiques et accessibles, pensées pour dialoguer avec l’espace public.
Douze sculptures dans douze lieux emblématiques

Le parcours artistique investira plusieurs sites emblématiques de la ville : la place Wilson, le pont-canal, le parc Armand-Fallières, la rue des Cornières, le café vélo ou encore le port de plaisance. Parmi les œuvres exposées figureront « Baignade interdite », « Le grand bain », « La glace à l’italienne » ou encore « Poison dart frogs », deux imposantes grenouilles colorées installées au parc Jayan. Une sculpture inédite, spécialement créée pour Agen, sera également dévoilée au coteau de l’Ermitage : « Vent fripon ». « Au départ, je voulais rendre hommage à l’inventeur de la photographie en couleurs Louis Ducos du Hauron et son célèbre cliché pris du haut du coteau », explique l’artiste. « Puis l’idée a évolué vers ce personnage balayé par le vent, en imaginant ce qu’on peut ressentir là-haut à l’Ermitage. Il m’a fallu trois mois pour la confectionner. » Pensée comme une véritable promenade artistique, l’exposition veut rendre l’art contemporain accessible au plus grand nombre. « Les sculptures interpellent les passants sans imposer de discours », souligne Dorian Janray.
L’inauguration officielle aura lieu le 4 juin à 16 heures place Wilson, avant un parcours à travers plusieurs œuvres du centre-ville. À l’issue de l’exposition, les sculptures retrouveront l’atelier de l’artiste… sauf si certaines trouvent preneur. « Si quelqu’un achète, oui », glisse Christian Rampnoux avec humour. « Mais il faut avoir un peu de place. »
Renseignements //
Exposition « Les Baigneuses » de Christian Rampnoux,
du 8 juin au 27 septembre 2026 dans le centre-ville d’Agen.
Inauguration le 4 juin à 16 heures place Wilson.







Laisser un commentaire