« Une deuxième ENAP ne peut être qu’agenaise » : les élus lot-et-garonnais font front commun pour défendre l’avenir de l’école 

Face au projet d’extension de l’ENAP, les élus lot-et-garonnais affichent un front uni pour la candidature agenaise. Ils ont sollicité un rendez-vous avec le ministre de la Justice Gérald Darmanin.

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L’avenir de l’ENAP d’Agen mobilise l’ensemble des responsables politiques du territoire. Le maire d’Agen Laurent Bruneau, le président de l’Agglomération d’Agen Olivier Grima, les sénateurs lot-et-garonnais, la présidente du Conseil départemental Sophie Borderie, le maire de Boé Jean-Michel Lafuente ainsi que le président de la Région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset annoncent avoir sollicité un rendez-vous décisif auprès du ministre de la Justice, Gérald Darmanin.

Cette démarche intervient alors que l’État réfléchit à l’avenir de l’établissement agenais, aujourd’hui confronté à une saturation de ses capacités d’accueil. « Et il y a de quoi s’inquiéter, car le groupe de travail du Gouvernement se nomme « Réflexion sur la création d’une seconde Enap », une potentielle extension n’était même pas prise en compte à l’origine. » Après plusieurs sollicitations et batailles pour faire entendre la voix lot-et-garonnaise, la mission de préfiguration a finalement été confiée à Claude d’Harcourt, ancien haut fonctionnaire de l’Etat, chargé d’étudier deux scénarios : l’agrandissement du site actuel ou l’ouverture d’une nouvelle antenne sur un autre territoire.

« Une seule école, un seul territoire »

Si les élus reconnaissent unanimement que l’ENAP, inaugurée en 2000, atteint aujourd’hui ses limites, ils refusent l’idée d’un développement hors de l’agglomération agenaise. Leur message est sans ambiguïté : « Une seule école, un seul territoire. » Les élus ont d’ailleurs rencontré Claude d’Harcourt en préfecture afin de défendre cette position avant la remise de son rapport au ministère de la Justice, attendue d’ici la fin du mois. « On nous a fait comprendre qu’Agen était dans la « shortlist » mais il ne s’est pas avancé sur le choix final », relatait le maire d’Agen Laurent Bruneau en conseil municipal le 8 juin. Les collectivités concernées font d’ailleurs voter une motion en leurs conseils pour renforcer leur demande.

Du foncier déjà identifié

Pour appuyer leur candidature, les collectivités mettent en avant un travail déjà engagé autour de réserves foncières situées à proximité immédiate du campus actuel. « Les élus locaux sont mobilisés, tout comme l’ensemble du territoire, qui a déjà engagé un travail préparatoire afin de garantir la disponibilité des réserves foncières nécessaires, à moins de 500 mètres du site actuel, sur 11 hectares de terrain ». Afin de formaliser cette démarche, des délibérations doivent être présentées dès le mois de juin aux conseils municipaux d’Agen et de Boé ainsi qu’au conseil communautaire de l’Agglomération d’Agen.

Au-delà de la question immobilière, les élus voient dans ce dossier un enjeu majeur pour l’attractivité du territoire. Depuis son installation à Agen il y a plus de vingt-cinq ans, l’ENAP constitue l’un des principaux établissements publics du département, accueillant chaque année plusieurs milliers d’élèves et générant d’importantes retombées économiques locales. Les signataires rappellent également que le territoire avait déjà su se mobiliser collectivement lors de l’arrivée de l’école au tournant des années 2000. « L’ensemble du territoire a démontré par le passé sa capacité à travailler de façon unanime et collective pour l’accueil de la première école. Il saura œuvrer de même pour l’accueil de cette seconde école », assurent-ils.

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