©Photo cfdt Interco du Lot-et-Garonne
Salaires, effectifs, conditions de travail et avenir des services publics : partout en France, les agents de la fonction publique étaient appelés à se mobiliser ce mardi 29 septembre. À quelques jours de la présentation du projet de budget 2027, les organisations syndicales ont voulu faire de cette journée un avertissement sur les moyens accordés aux services publics. Le gel du point d’indice, notamment, figure parmi les mesures contestées par les syndicats. Plus de 170 manifestations étaient annoncées dans le pays.
À Agen, le rendez-vous était fixé dans la matinée heures devant la préfecture. Plusieurs centaines de manifestants ont progressivement rejoint le rassemblement, derrière les banderoles de la CGT, de FO, de la CFDT, de l’UNSA et de la FSU. Une mobilisation qui a également attiré de nombreux lycéens, venus porter leurs propres revendications.
Dans les rangs, les agents de différents secteurs ont notamment dénoncé le manque de personnel et la dégradation de leurs conditions de travail. Éducation, santé, services administratifs ou encore collectivités : les situations diffèrent, mais le constat avancé par les syndicats reste similaire, celui de services soumis à une pression croissante. « On demande toujours davantage aux agents alors que les moyens ne suivent pas », résumaient au micro les représentants syndicaux. « Dans les écoles, les hôpitaux, les collectivités, les administrations ou encore sur le terrain, ce sont des femmes et des hommes qui font vivre chaque jour les services publics. »
Derrière les revendications immédiates se dessine également l’inquiétude des choix budgétaires à venir. Les syndicats ont notamment fait du projet de budget pour 2027 un point central de leur mobilisation. « Nous voulons que les agents publics soient considérés à la hauteur de leur engagement et de leur rôle dans la société.»
Les lycéens rejoignent la mobilisation
La présence de nombreux lycéens a également marqué le rassemblement agenais. Plusieurs groupes d’élèves ont rejoint la mobilisation depuis les établissements de la ville, avec leurs propres revendications. Effectifs trop importants dans les classes, emplois du temps chargés, manque d’enseignants ou encore inquiétudes concernant leur orientation figuraient parmi les sujets évoqués. « Quand une classe compte près de quarante élèves, ce n’est pas seulement notre confort qui est en jeu. C’est aussi la possibilité pour un professeur de suivre chacun correctement », témoigne une lycéenne présente dans le cortège.
Une journée de mobilisation qui, au-delà des revendications, aura donc surtout permis de rappeler les inquiétudes qui traversent les agents publics comme les usagers.







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