Après avoir débattu de la gratuité partielle du stationnement en conseil, les élus agenais se sont penchés sur un autre volet de leur politique de mobilité : la modernisation du contrôle des places payantes. La municipalité a ainsi validé le principe du recours à un dispositif de lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI), une technologie déjà utilisée dans plusieurs villes françaises et qui pourrait prochainement faire son apparition dans les rues d’Agen.
Concrètement, le système repose sur des caméras embarquées à bord d’un véhicule qui scannent les plaques d’immatriculation et les comparent en temps réel aux bases de données des horodateurs, des applications de paiement et des différents droits spécifiques accordés aux usagers. L’objectif affiché est double : améliorer l’efficacité du contrôle du stationnement payant tout en favorisant une meilleure rotation des véhicules dans le centre-ville.
Rapporteur de la délibération, Dominique Stoll a rappelé que cet outil est déjà largement déployé ailleurs. « C’est un système déjà utilisé par des villes comme Bordeaux, Toulouse, Bayonne, Biarritz, Tarbes ou encore Angoulême », indiquait Dominique Stoll, l’adjoint chargé de la sécurité.
« Ce n’est pas la voiture qui met l’amende »
La majorité insiste toutefois sur le fait qu’il ne s’agit pas d’automatiser les sanctions. Le dispositif effectue uniquement un pré-contrôle et signale les véhicules potentiellement en infraction. Toute verbalisation continuera d’être validée par un agent assermenté. « Ce n’est pas la voiture qui met l’amende », a tenu à préciser le maire Laurent Bruneau au cours des débats. « Un agent viendra vérifier et éventuellement verbaliser. »
La municipalité voit également dans cet outil un moyen de redéployer une partie de ses effectifs. « Cela permettra aux agents de faire autre chose et d’en redéployer au moins trois sur d’autres missions, devant les écoles ou dans les parcs », a ajouté le maire.
Face aux interrogations récurrentes sur la protection de la vie privée, la Ville assure que le dispositif respectera strictement les règles du RGPD. Les données des véhicules en règle seront supprimées immédiatement, tandis que seules celles relatives aux infractions seront conservées le temps nécessaire au traitement administratif et aux éventuels recours.
Pour la majorité municipale, cette évolution doit permettre de rendre le contrôle plus efficace sans transformer les rues agenaises en terrain de chasse aux automobilistes. Une réponse assumée aux critiques qui voient dans ces véhicules équipés de caméras de simples « sulfateuses à PV », une expression que les élus de la majorité ont justement cherché à déconstruire au cours du débat.







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