Une Lot-et-Garonnaise se distingue aux Masters France de tir

Coraline Varyze, coach sportive, a découvert le tir sportif de vitesse il y a trois ans. Elle s’est récemment distinguée aux Masters France* de la discipline, terminant première femme de sa catégorie.

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Coraline Varyze a terminé meilleure française aux Masters France de tir sportif de vitesse en octobre dernier. Désormais, elle vise les échéances internationales.

Il y a ces champions qui tombent dans un sport étant petit, et il y a ceux qui se découvre une vocation bien plus tard… Coraline Varyze, 30 ans, fait partie de ces jeunes talents qui sont arrivés à se faire une place parmi les meilleurs, et ce en peu de temps. C’est il y a trois ans qu’elle découvre le tir par son conjoint, Bertrand Lataste, pratiquant et même compétiteur un temps. « C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier. Lors du premier essai, je n’étais pas rassurée ! Tenir une arme dans la main est évidemment impressionnant. Puis au fur et à mesure, j’ai accroché et c’est devenu une passion », raconte l’intéressée. Elle fait ses débuts au pistolet, avant de basculer récemment sur la catégorie du PCC (pour Pistol Carabine Caliber), une arme d’épaule intégrée en compétition deux ans en arrière. « J’y suis venue un peu par hasard, puisque je rencontrais des problématiques avec mon arme de l’époque. Je l’ai essayée et directement adoptée ! J’ai donc débuté les compétitions nationales avec celle-ci et ça a bien fonctionné. Après une longue période sevrée de rencontres, je me suis rendue aux Masters France le mois dernier où j’ai obtenu de très bons résultats », se réjouit-elle. Et c’est le cas de le dire. La crème du tir français s’était réunie au centre national de tir sportif, situé à Déols en Centre-Val de Loire. Coralie a terminé la compétition 30ème sur 80 participants au classement général (hommes et femmes confondus), et première féminine, devenant ainsi la meilleure française.

Débuts à l’international

Au quotidien, Coraline allie son métier et sa passion avec une organisation essentielle pour s’entraîner. Dans la vie, elle est coach sportive, et a rejoint son compagnon à la gestion de la salle Ocean Sport Concept, installée à Boé. Ce dernier tient aussi le rôle d’entraîneur de la jeune tireuse, qui s’entraîne à une heure d’ici, à Meauzac, « berceau du tir sportif de vitesse (TSV) », dit-elle. C’est d’ailleurs là que tout a commencé… « Ce qui m’a plu, c’est d’allier vitesse, précision et rapidité dans une seule et même discipline. Je pense que mon métier a aussi joué, puisqu’on retrouve véritablement ce côté sportif. » Cette année est particulière, puisqu’elle intègre le collectif régional tout juste créé par l’un des pères du TSV, Alain Tarrade, compétiteur mais aussi moniteur. « Il s’agit du premier collectif régional français, qui devrait sans aucun doute inspirer d’autres territoires. Il regroupe des jeunes tireurs médaillables, avec le but de rajeunir la pratique, et de travailler davantage pour que la jeune génération performe au plus haut niveau. Nous nous retrouvons tous les deux à trois mois pour s’entraîner ensemble à Mimizan. C’est une très belle opportunité pour continuer à me perfectionner. » Après sa jolie performance nationale, la tireuse prépare ses débuts dans les compétitions internationales. « L’année prochaine, j’ai les championnats d’Europe dans le viseur, puis en 2023, les mondiaux qui se dérouleront en Floride. Pour cela, il faudrait que je fasse partie du collectif France », lance-t-elle, déterminée et pleine d’espoir pour l’avenir.

*compétition qui a remplacé les championnats de France cette année, en raison d’un report lié à la crise sanitaire.

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