Nicolas Lacombe jette l’éponge pour les sénatoriales

Alors qu'il s'était lancé dans la course au Sénat début février, le maire de Nérac et vice-président du Conseil départemental a préféré revenir sur sa décision pour se concentrer sur ses mandats locaux.

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C’était il y a presque deux mois. Nicolas Lacombe, accompagné de Michel Masset, Béatrice Lavit et Danielle Dhélias, annonçait sa candidature pour les prochaines élections sénatoriales, et ce, à sept mois de l’échéance en septembre 2023. Un projet dévoilé très tôt cette année pour « prendre le temps d’aller à la rencontre de tous les maires et leur expliquer les tenants et aboutissants de notre candidature », expliquait-il à l’époque. Ce fameux plan se portait sur la volonté de faire remonter la voix des territoires au Palais du Luxembourg. « La transition écologique et la mobilité ne peuvent être étudiées de la même manière partout. On voit bien comment sont traités les territoires ruraux. On nous fait attendre, passer par des études sans fin. Il faut faire confiance aux élus locaux. » 

« Je me suis trompé »

Ce lundi, l’élu a fait part d’un communiqué sur sa page Facebook. Intitulé « Je me suis trompé », il y fait part du retour en arrière auquel il procède vis-à-vis de sa candidature à l’élection. En effet, à trop vouloir porter une voix locale à l’échelle nationale, Nicolas Lacombe en aurait perdu toute sa marge de manœuvre ici en Lot-et-Garonne. « Depuis le début du mois de février, j’ai entamé des rencontres avec les maires du département. Partout, j’ai rencontré des femmes et des hommes engagés avec conviction, avec un dévouement totalement désintéressé qui m’a touché. Plus je les rencontre, plus je réalise que j’ai pour mes mandats locaux un attachement indéfectible, avec ce qu’ils ont de contacts directs, permanents, avec nos concitoyens et tous les acteurs du territoire », explique-t-il. A juste titre, l’élu s’est trompé sur ses ambitions, car, comme il le rappelle : « Depuis 2017, le mandat de sénateur n’est plus cumulable avec le mandat de maire ou de vice-président du conseil départemental. Cette loi qui impose ce non cumul est une erreur funeste qui éloigne le parlement du terrain. Cette situation m’obligeait à un choix que je pensais avoir fait. Or il m’apparaît aujourd’hui que le temps d’être sénateur n’est pas venu pour moi. Ce début de campagne électorale m’a fait prendre conscience que je souhaite rester Maire de Nérac et 1er vice-président du conseil départemental, au service direct des habitants du territoire, malgré les difficultés du moment. » 

De candidat à directeur de campagne

Déjà fortement pressenti pour les élections législatives auxquelles il n’avait finalement pas pris part, cela coince de nouveau pour l’élu au-delà de ses terres néracaises et plus généralement, du Lot-et-Garonne. Ce dernier confie avec humilité « s’être trompé d’élection ». Ce revirement de situation implique toutefois un changement de statut au sein de son équipe. « Avec Danielle Dhélias qui avait accepté d’être ma suppléante, nous resterons impliqués et actifs dans cette campagne électorale aux côtés de Michel Masset et Béatrice Lavit. Je serai leur directeur de campagne car nous portons des valeurs communes qui nous unissent » rassure-t-il. A voir maintenant si cette déconvenue impactera la candidature portée par Michel Masset et Béatrice Lavit.

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