SUA LG : Never(s) say never

S'il est encore trop tôt pour parler de déclic, le SU Agen a réalisé la meilleure performance de sa saison en venant largement à bout de Provence Rugby la semaine dernière. Imprévisibles jusqu'au bout, les Agenais peuvent-ils faire coup double à Nevers vendredi ?

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Merci au SUA de rappeler qu’il est bon de ne jamais dire jamais, en bien comme en mal. Agen était-il capable de ne pas gagner à l’extérieur sur la pelouse de Rouen, lanterne rouge en début de saison ? Eh bien oui. Agen était-il capable de renverser le leader de Pro D2 la semaine dernière ? Eh bien oui aussi. Pourtant, les statistiques, les derniers résultats et le calendrier ne donnaient pas cher de la peau du SUA jeudi dernier. Provence restait sur trois victoires de suite, arborant la figure du leader du championnat, mais c’est peut-être ainsi qu’Agen sait le mieux se développer. La pression était peut-être loin d’un groupe qui ne s’attendait pas forcément à l’exploit et a, de ce fait, pu jouer libéré comme il aurait dû le faire chaque semaine à la maison. Comme nous vous l’évoquions dans notre précédente édition, les « Bleu et Blanc » avaient tout intérêt à miser sur la possession pour priver de ballons l’une des meilleures attaques de Pro D2, et enfoncer ce qui n’en est pas une des meilleures défenses. Pendant près d’une heure, les Aixois ont été asphyxiés par des Agenais joueurs et enfin efficaces, portés par sa garde des jeunes qui montent dans la hiérarchie à vitesse grand V comme Clément Garrigues ou Jules Lebian. Même s’ils ont pu espérer rapporter un point de bonus offensif déterminant dans la quête du maintien, il faut parfois savoir se satisfaire du nécessaire a priori, car la performance est notable dans l’état d’esprit, la tactique et le score (31-7).

On prend les mêmes et on recommence ?

Le SUA s’est donc offert un nouveau sursis dans sa série de matchs difficiles. En dehors de la réception d’Aurillac en janvier, il fallait être capable d’obtenir des points ailleurs pour ne pas entraîner une chute presque irréversible vers les bas-fonds du championnat. C’est chose faite à présent mais cela implique un peu plus d’ambitions pour les prochaines échéances (Nevers, Grenoble Montauban, Brive). Avec trois déplacements sur quatre, Agen ne devra pas se cacher au moment de recevoir Grenoble à Armandie dans deux semaines. S’il est capable de battre Provence à domicile, il peut se débarrasser en théorie de n’importe qui. Mais alors que faire à l’extérieur ? Ce vendredi à 19h30, il faudra aborder un match tout aussi compliqué sur la pelouse de Nevers, qui n’est pas si éloigné que ça de Provence, au classement (4e), et en du style de jeu. En effet, à Nevers on aime porter le ballon sur de multiples temps de jeu, le faisant voguer d’une aile à une autre, et non défendre sur de longues séquences où le rideau défensif doit parer la multiplication des assauts. Le SUA aurait alors peut-être une nouvelle fois tout intérêt à priver les Nivernais de ballons, comme il a su le faire la semaine dernière, mais l’équipe alignée, qui sera grandement remaniée, en sera-t-elle capable, qui plus est loin du confort d’Armandie ? Aussi, Nevers reste la seule formation du championnat encore invaincue à domicile… C’est un nouveau bon test sur l’état d’esprit qui fait face aux hommes de Dave Ryan. A voir s’ils seront galvanisés ou s’ils seront prêts à retomber dans leurs travers.

Vie de groupe //

Des départs attendus

Alors que les départs en fin de saison de Mathieu Lamoulie, Clément Martinez et Sonatane Takulua sont déjà annoncés, d’autres adieux sont dans les radars. Rappelons que le SUA veut dégrossir son effectif de 55 à 45 joueurs cet été et pour cela, il faudra agrandir la liste des départs. Aux noms précédemment évoqués devrait s’ajouter Goerge Tilsley, déjà mis à l’écart sportivement en début d’année et à l’origine d’une altercation avec le directeur général du SUA, la semaine dernière après la réception de Provence Rugby. Une mise à pied est à l’ordre du jour. Côté ailiers, Tevita Railevu ne devrait pas rempiler à Agen, ayant refusé une proposition de prolongation de contrat, mais aussi Timilaï Rokoduru, qui ne semble plus dans les plans du staff depuis un an. La situation de Ben Volavola est elle aussi à surveiller.

Le centre de formation du SUA voit rouge

Cette nouvelle ne va pas parfaitement en adéquation avec les informations illustrées sur notre infographie (voir page 10). La Ligue nationale de rugby a publié en fin de semaine dernière le classement des centres de formation de Top 14 et de Pro D2. Si le Stade Toulousain domine ses opposants côté Top 14 comme lors des précédentes années, en Pro D2, en revanche, il y a du changement, notamment du côté des « Bleu et Blanc ». Ces derniers, qui ont été habitués les dernières années à camper sur le podium du classement (ou même en tête), chutent à la 8ème position, loin derrière la première place des Biterrois. L’évaluation porte sur trois saisons et prend en compte les joueurs du centre de formation et les joueurs ayant signé un premier contrat professionnel pendant la période évaluée. Elle repose alors aussi bien sur les résultats sportifs, que les résultats scolaires obtenus. Un coup dur révélateur pour la formation agenaise qui, en plus de passer par une période « de trou » en matière de vivier de talents, paye une politique sportive délicate.

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